Poissons et crustacés

Avec 3.219 kilomètre de côtes, des milliers de fleuves des étendues d’eau gigantesques et des rizières inondée les ressources piscicoles de la Thaïlande sont riches.
Plus d’une cinquantaines d’espèces de poisson d’eau douce sont été élevées. La moitié sont indigènes. Les autres ont été importées et domestiquées depuis longtemps.

Voici les plus importantes :


- Arche nodifère (Anadara nodifera)
- Barbeau de Java (nom thaïlandais = barbeau argenté thaïlandais) (Barbodes gonionotus)
- Gourami peau de serpent (Trichogaster pectoralis ??????? bplaa sa)
- Moule verte asiatique (Perna viridis)
- Poisson-chat sutchi (Pangasianodon hypophthalmus ????? bplaa goht)
- Tilapia du Nil (Oreochromis niloticus ????????? bplaa thap thim)
- Tilapia du Nil (Tilapia nilotica ?????? bplaa nin)
- Bouquet géant (Macrobrachium rosenbergii ????????????)
- Crevette géante tigrée (Penaeus monodon ?????????? goong goo laa dam)
- D’autres importantes espèces d’eau douce sont le poisson tête de serpent strié (Channa striata ??????? bplaa chaawn), la carpe commune (Cyprinus carpio ????? bplaa nai) et la tortue à carapace molle (Trionyx sinensis ???????? dta phaap naam). Elles contribuent pour moins de cinq pour cent à la production totale.

 ????????? bplaaM graL deeL gourami  ????????? bplaaM graL thingM the spiny eel, Mastacembalus armatus  ???????????? bplaaM graL tho:hngM thaaengM marlin  ??????????????? bplaaM graL tho:hngM thaaengM daapL swordfish  ????????? bplaaM graL baawkL mullet  ????????? bplaaM graL baehnM (fish) the ray, stingray, skate or other rajiformes  ???????? bplaaM graL phohngM electric ray, genus Torpedo  ????????? bplaaM graL mangM the fish Puntioplites proctozysron  ??????????? bplaaM graL saL raawyH tiny freshwater fish, genus Rasbora  ???????? bplaaM graL haaeR ray-finned fish, genus Puntius  ????????? bplaaM graL ho:hF the ’giant barb,’ a carp, Catlocarpio siamensis  ??????? bplaaM grimM Ctenops noblis  ??????? bplaaM gaL phohngM a [type of] fish, the bass  ?????? bplaaM gatL Siamese fighting fish, Betta Splendens  ??????? bplaaM gaangF the snakehead mullet, Ophicephalus striatus  ?????????? bplaaM gaaM dtuunM clownfish, Amphiprion ocellaris  ??????? bplaaM khemR the wrestling halfbeak (a fish), Dermogenys pusillus  ??????? bplaaM khaL yaaengR a [type of] fish of genus Mystus, family Bagridae  ???????? bplaaM khaafF carp ; fancy carp fish ; koi ; Japanese Fish  ??????????? bplaaM khaaoH khaaoH freshwater catfish, Wallago attu  ??????? bplaaM chaL laatL the sawfish, genus Pristis  ??????? bplaaM chaL laamR the shark  ????????? bplaaM chaL wiiapL a sea fish, Scomberoides lysan (Carangidae)  ????????? bplaaM cho:hmR ngaamM [a type of fish]

 ??????? bplaaM chaawnF snakehead ; genus Ophiocephalus
 ??????? bplaaM chaH do:hM snakehead Channa micropeltes
 ???????? bplaaM chaH linM milkfish, Chanos chanos
 ?????? bplaaM siuM minnow
 ?????? bplaaM daaoM starfish
 ?????? bplaaM dookL catfish
 ?????????? bplaaM dtaL phiianM a [specific kind of] fish
 ???????? bplaaM dtaL phaoM [the fish,] sweet lip, Plectorhinchus pictus
 ?????? bplaaM dtitL any one of several species of fishes belonging to Echeneidae (Echeneis, Remora, and allied) genera. Also called : Sucking Fish (E. naucrates), Shark Sucker - Echeneis naucrates Linnaeus ; Swordfish Sucker - Remora brachyptera ; Remora - Remora remora
 ?????? bplaaM dteenM freshwater mudskipper fish, genus Periophthalmodon
 ?????? bplaaM thaawngM goldfish
 ????? bplaaM thuuM mackerel
 ???????? bplaaM thuuM naaF [Thai transcription of the foreign loanword, « tuna »] tuna fish
 ???????? bplaaM thaehM waH daaM angelfish
 ????????? bplaaM naamH jeuutL fresh water fish

 ?????? bplaaM beukL Mekong giant catfish, Pangasianodon gigas
 ??????? bplaaM baiM pho:hM spotted sicklefish, Drepane punctata
 ?????????? bplaaM bpakL gaL bpaoF the puffer fish ; globefish
 ??????? bplaaM phawL [basa catfish (U.S) ; Vietnamese river cobbler (U.K.)]
 ?????????? bplaaM phraamM [a specific type of fish]
 ???????? bplaaM yeeF sohnR a ray fish with dark flesh, Aetobatus narinari
 ?????? bplaaM raaetF the fish, Osphoroneumus goramy
 ?????????? bplaaM linH maaR tongue sole, genus Cynoglossus
 ??????? bplaaM lo:hM maaM dolphin ; porpoise
 ?????? bplaaM waanM whale
 ???????? bplaaM wiianM a [type of] fresh water fish
 ?????? bplaaM saL laL leatherback ; lae fish Scomberoides sanctipetri
 ??????? bplaaM saL laatL a fish, genus Notopterus

 ??????? bplaaM saL waaiR a type of catfish Pangasianodon hypophthalmus
 ??????? bplaaM meukL cuttlefish ; squid
 ?????? bplaaM haangR snakehead (fish)
 ?????? bplaaM laiR eel
 ??????????????? bplaaM anM liH gaaM dtuuhrM [the fish,] alligator gar ; Atractosteus spatula
Poissons-chats (Clarias sp.)
Les principales espèces élevées sont les poissons-chats (Clarias sp.) avec une production de 86 475 tonnes ou 30 pour cent de la production totale. Le poisson-chat hybride (Clarias macrocephalus X C. gariepinus) est l’espèce préférée parce qu’elle croit plus vite que les espèces indigènes. L’on a récemment observé que sa production par unité de surface est en diminution. L’on pense que cela est dû à la qualité du poisson-chat africain mâle introduit en Thaïlande depuis de nombreuses années.

- Tilapia du Nil (Oreochromis niloticus)
La production de tilapias contribue pour environ 29 pour cent (83 780 tonnes) à la production totale de l’aquaculture continentale, juste après le poisson-chat des Philippines (C. batrachus). La tendance est de standardiser la taille, les aliments et les systèmes de production, d’exercer quelque contrôle de qualité, d’éviter les mauvais goûts et de commercialiser en chaînes de supermarchés. Les plus cultivés sont les tilapias à sexe réversé par traitement hormonal, la souche GIFT, la souche Chitralada et la souche Tabtim. Cette espèce exotique devient actuellement très populaire, en particulier pour l’élevage en cage.

- Barbeau de Java (nom local = barbeau argenté thaïlandais) (Barbodes gonionotus)
Cette espèce, indigène de Thaïlande, occupe le troisième rang en ce qui concerne la production totale. Elle contribue pour environ 15 pour cent à la production totale d’aquaculture continentale. Le stock de géniteurs Neo-male a été produit afin de développer l’élevage pour de femelles qui produit plus que l’élevage des sexes mélangés. Cependant, cette pratique n’est pas très bien acceptée par les pisciculteurs.

- Gourami peau de serpent (Trichogaster pectoralis)
Une autre espèce indigène qui contribue pour environ 8 pour cent à la production totale d’aquaculture continentale. Sa production reste élevée, même si la technique d’élevage se limite au système extensif.

- bouquet géant (Macrobrachium rosenbergii)
Cette espèce contribue pour environ 5 pour cent à la production totale d’aquaculture continentale. La production augmente graduellement depuis l’introduction d’une souche à croissance améliorée, la souche CP.

- Poisson-chat sutchi (Pangasianodon hypophthalmus)
Cette espèce contribue également pour environ 5 pour cent à la production totale d’aquaculture continentale. Dans la partie centrale du pays, elle est encore très présente dans les systèmes intégrés d’élevage animaux-poissons.

- D’autres importantes espèces d’eau douce sont le poisson tête de serpent strié (Channa striata), la carpe commune (Cyprinus carpio) et la tortue à carapace molle (Trionyx sinensis). Elles contribuent pour moins de 5 pour cent à la production totale.

Espèces d’eau saumâtre
Comparativement au système continental, seulement quelques espèces marines ou d’eau saumâtre sont cultivées en aquaculture côtière. Les espèces principales d’élevage sont la moule verte asiatique, des crevettes, l’arche nodifère, la perche barramundi et des mérous.

- Moule verte asiatique (Perna viridis)
C’est l’espèce la plus cultivée le long des côtes de Thaïlande. Elle contribue pour environ 44 pour cent à la production totale d’aquaculture côtière. A présent, toutes les semences utilisées en aquaculture proviennent de gisements naturels.

- Crevette géante tigrée (Penaeus monodon)
Elle contribue pour environ 98 pour cent à la production de crevettes et environ 40 pour cent à la production totale d’aquaculture d’eau saumâtre. La Thaïlande a connu des fluctuations de production dues principalement à la présence de maladies. A présent, l’on produit des lots sans pathogènes spécifiques. L’on développe actuellement la technologie pour la production de géniteurs domestiqués et les résultats sont prometteurs. La forte demande du marché international a maintenu de l’intérêt pour l’élevage de crevettes destinées à l’exportation.

- Arche nodifère (Anadara nodifera)
Elle contribue pour environ 12 pour cent à la production totale d’aquaculture côtière. Pour l’élevage extensif, les semences sont récoltées de gisements naturels. Pour l’élevage intensif, des semences d’Anadara granosa ont été récemment importées de Malaisie.

D’autre espèces importantes sont : le mérou malabar (Epinephelus malabaricus), l’huître creuse d’Australie (Crassostrea commercialis), la perche barramundi (Lates calcarifer) et la crevette banane (Penaeus merguiensis). Récemmen l’élevage de la crevette pattes blanches (Penaeus vannamei) s’est rapidement développé suite à sa croissance rapide et à la forte demande du marché.
Pratiques et systèmes d’élevage
Aquaculture continentale
L’aquaculture continentale a été pratiquée en Thaïlande depuis plus de cinq décades avec un succès variable. Environ 27 espèces d’organismes aquatiques sont cultivées, utilisant divers types de systèmes qui varient de l’élevage super intensif pour une production commerciale à l’élevage extensif, principalement pour une consommation familiale. Il y a 281 199 fermes continentales dont la surface totale s’élève à 101 952 ha. Plus de 97 pour cent de cette superficie consistent des étangs et des rizières. Le reste comprend des fossés-réservoirs, des zones marécageuses et des élevages en cages. L’on a estimé qu’en 2003 la production totale en eau douce a été de 320 402 tonnes. Les cinq espèces les plus importantes ont été le tilapia du Nil (Oreochromis niloticus), le poisson-chat hybride (Clarias macrocephalus X C. gariepinus), le barbeau de Java (Barbodes gonionotus), la bouquet géant (Macrobrachium rosenbergii) et le gourami peau de serpent (Trichogaster pectoralis). Actuellement, la production de tilapias se fait de moins en moins en systèmes d’eau verte fertilisés, les systèmes intensifs utilisant une alimentation par granulés étant préférés. Ceci est probablement dû aux types de terres disponibles pour l’aquaculture, à une disponibilité en eau de plus en plus limitée et, dans une certaine mesure, aux exigences environnementales.

Aquaculture d’eau saumâtre

Pisciculture
La perche barramundi (Lates calcarifer), élevée en Thaïlande depuis 1973, a été le poisson d’eau saumâtre le plus populaire. Elle peut être élevée aussi bien en étangs de terre qu’en cages ou en enclos. Elles poissons sont nourries de poissons de rebut ou de granulés. La production a augmenté mais il semble qu’actuellement elle se stabilise. Ceci est probablement dû à une disponibilité limitée de sites et à la saturation du marché.
Le mérou (Epinephalus sp.) ne peut être élevé qu’en cages. Actuellement, ce sont des juvéniles sauvages qui sont principalement utilisés, bien que des techniques de reproduction artificielle et d’élevage des larves aient été mises au point depuis 1993.

Elevage de mollusques
Les moules vertes asiatiques sont élevées soit en allongeant les ailes des trappes traditionnelles en bambou, soit en enfonçant des piquets de bambou ou des frondes de cocotiers dans le fond boueux, dans une profondeur d’eau de 4 à 8 mètres afin de permettre aux naissains de moule de s’y fixer. Plusieurs nouvelles techniques ont récemment été introduites telles que les radeaux en polyéthylène, les palangres et les tables de suspension.

Les arches sont généralement élevées près des côtes, en estuaires ayant des boues fines à des profondeurs de 0,5 à 1 m. La zone d’élevage de devrait pas être exposée pour plus de deux à trois heures pendant la marée basse. En systèmes extensifs, des naissains de coque de 0,3 à 0,5 g sont récoltés de gisements naturels. Leur élevage dure environ deux ans. Depuis 1973, des naissains ont été importés de Malaisie afin de compenser le manque de naissains naturels locaux et de promouvoir l’élevage intensif.

Crevetticulture
L’élevage de crevettes a été pratiqué en Thaïlande depuis plus de 30 ans. Il ne s’est cependant très rapidement développé qu’au cours du milieu des années 80, suite aux nouvelles technologies mises au point pour l’alimentation des crevettes et la production de larves en 1986.

Trois types de crevetticulture existent en Thaïlande : l’élevage extensif, l’élevage semi intensif et l’élevage intensif. L’élevage extensif est le système d’élevage où les crevettes sont élevées sur de grandes superficies en utilisant les méthodes traditionnelles d’échanges d’eau par la marée et d’approvisionnement en juvéniles sauvages. Cet élevage extensif produit principalement des crevettes bananes (P. merguiensis), mais il n’est pas fiable.

La crevetticulture semi intensive est devenue populaire en 1972, lors de la réussite de la production de crevettes bananes et de crevettes géantes tigrées. Les fermes d’élevage ont généralement une superficie de 3 à 5 ha. Elles comprennent un réservoir d’où l’eau est pompée vers les étangs d’élevage principaux. Les prédateurs sont éliminés avant l’introduction des larves de crevettes.

L’alimentation artificielle permet d’augmenter la production. Les systèmes extensifs et semi intensifs ne sont pas actuellement très pratiquès et peu de ces élevages existent encore aujourd’hui.
L’on est passé du système semi intensif au système d’élevage intensif de type « taiwanais » après la mise au point, en 1986, de la production commerciale de juvéniles de la crevette géante tigrée. Les étangs sont mis en charge à des densités de 50 à 100 larves par m2 . Des aliments artificiels de grande qualité sont distribués 4-5 fois par jour. Ce fort taux d’alimentation rend l’étang très anaérobique endéans 100 jours et il doit être bien aéré par des aérateurs rotatifs et des injecteurs d’air/oxygène afin de maintenir les taux d’oxygène dissous au-dessus de 5 ppm. La production peut atteindre 15 tonnes/ha/récolte.

L’utilisation de zones de mangroves pour la crevetticulture est actuellement limitée aux zones autorisées par le Département des Forêts qui contrôle les forêts de mangrove. Les fermes crevetticoles intensives émettent de grandes quantités d’effluents. Si leur superficie dépasse 8 ha, elles doivent construire des étangs d’oxydation des effluents dont la superficie doit être de 10 pour cent de la superficie totale de la ferme et la demande biologique d’oxygène des effluents ne doit pas être supérieure à 10 ppm.
Performance du secteur
Production
L’aquaculture produit environ un quart de la production totale d’organismes aquatiques qui atteint 3,6 millions de tonnes. En 2003, cette production a été d’environ 1,064 millions de tonnes d’une valeur de 1,46 milliards de dolars EU. L’aquaculture en eau saumâtre donne des rendements plus élevés que ceux d’aquaculture d’eau douce, tant en termes de volume que de valeur. Parmi les espèces d’eau saumâtre, ce sont les crevettes géantes tigrées qui produisent le plus, aussi bien en volume (0,176 million de tonne) qu’en valeur (0,88 milliard de dolars EU). En eau douce, c’est le tilapia du Nil qui produit le plus grand volume (97 209 tonnes), tandis que la bouquet géant produit la plus grande valeur.

Le graphique ci-dessous indique la production totale de l’aquaculture au Thaïlande (d’après les statistiques de la FAO) :
Chart

Production de l’aquaculture reportée au Thaïlande (depuis 1950)
(FAO Fishery Statistic)
enlarge graph see results as a table

Marché et commerce
Au cours des décades passées, les exportations des produits de la pêche et de l’aquaculture se sont développées. Depuis 1993, la Thaïlande est devenue le premier exportateur mondial de produits de la pêche. La valeur de ces exportations ne cesse d’augmenter. En 2004, elle a été de 176 550,40 millions de bahts (4 605,75 millions de dolars EU), en augmentation de 0,82 pour cent par rapport à 2003.

La Thaïlande importe aussi des produits de la pêche, principalement pour être utilisés comme matériel brute dans les produits de transformation exportés. En 2004, la valeur de ces produits importés a été de 51 320,81 millions de bahts (1 339,01 millions de dolars EU), en augmentation de 7,10 pour cent par rapport à 2003.

Les produits d’eau douce sont principalement destinés à la consommation domestique. Ils sont commercialisés en frais, en particulier le tilapia, les poissons tête de serpent, les poissons-chats et la bouquet géant. Les produits d’eau saumâtre, en particulier les crevettes, sont principalement destinés à l’exportation. Les principaux marchés sont les Etats Unis d’Amérique, l’Union européenne et le Japon. Ces produits sont divers, par exemple congelés, semi transformés, cuits, etc.
Contribution à l’économie
L’aquaculture continentale de subsistance et les pêches continentales ont un rôle déterminant dans la sécurité alimentaire des populationes ruraux, en particulier dans les zones éloignées. Au contraire, l’aquaculture continentale intensive et l’aquaculture d’eau saumâtre impliquent généralement un investissement plus important et une main d’œuvre qualifiée. En 2002, la consommation moyenne de poisson a été de 33,06 kg/capita/an.

L’industrie aquacole génère beaucoup d’autres activités commerciales. Les plus importantes sont les aliments aquacoles, les fournisseurs de produits chimiques, l’entreposage, la transformation, la commercialisation, etc. La logistique est également importante afin d’assurer la fraîcheur des produits et leur distribution opportune. Ceux-ci génère de nombreux emplois indirects.

L’aquaculture contribue, en Thaïlande, au PDG de façon notable. En 2002, elle a compté pour 2,07 pour cent du PIB total (Sugiyama et al., 2004). Elle joue aussi un rôle substantiel en fournissant aux gens des possibilités de génération de revenus vitaux. En 2001, elle a procuré des emplois à plein temps ou à temps partiel à 80 704 ménages, alors que les pêches de capture n’en ont procuré qu’à environ 50 198 ménages.
Promotion et gestion du secteur
Cadre institutionnel
Le Département des Pêches (DOF) du Ministère de l’Agriculture et des Coopératives joue un rôle important dans la planification et la mise en œuvre du développement de l’aquaculture. Ceci inclut des services de vulgarisation et le transfert de technologies aquacoles. Le DOF est divisé en deux parties : l’administration centrale et l’administration régionale. L’administration centrale comprend cinq Bureaux et neuf Divisions. L’administration régionale comprend 75 Offices Provinciaux des Pêches. La responsabilité pour la gestion et le développement du secteur de l’aquaculture est partagée entre trois Bureaux (Bureau de la Recherche et du Développement des Pêches Continentales, Bureau de la Recherche et du Développement des Pêches Côtières et Bureau du Transfert du Développement et de la Technologie), trois Divisions (Institut pour la Recherche et le Développement de la Génétique des Animaux Aquatiques, Division de la Recherche et du Développement Technologique de la Pêche et Division pour l’Inspection et le Contrôle de la Qualité des Produits Aquatiques), 31 Centres de Recherche et Développement des Pêches Continentales, 15 Centres de Recherche et Développement des Pêches Côtières et 75 Offices Provinciaux des Pêches.
Règlements en vigueur
Le Fisheries Act (1947, amendé en 1953 et 1985) est le principal instrument législatif en ce qui concerne les pêches et l’élevage d’animaux aquatiques. Bien qu’au cours de la dernière décade de nombreux efforts aient été faits en vue de proposer et d’adopter une nouvelle législation pour les pêches, le Fisheries Act est encore actuellement appliqué. Cette loi est administrée par le Ministère de l’Agriculture et des Coopératives (MAC). Son Département des Pêches (DOF) est la principale agence gouvernementale responsable de la gestion et du développement des pêches et de l’aquaculture. Son mandat et sa structure son définis dans le Royal Decree on Administration(1994),qui donne à DOF, inter alia, l’autorité et la responsabilité pour :

Appliquer, mettre en œuvre et faire respecter le Fisheries Act et autres lois relatives à la pêche.
Etudier et développer les ressources aquatiques, l’environnement aquatique, l’aquaculture, l’amélioration des poissons (y compris la recherche génétique) et les engins de pêche.
Etudier et développer la conservation et la transformation des produits aquatiques, y compris l’analyse, l’inspection et la certification de leur qualité.
Faire le relevé, explorer, analyser et étudier les zones de pêche situées dans les eaux territoriales thaïlandaises et en dehors de celles-ci.
Promouvoir et développer les possibilités de pratiquer la pêche, l’aquaculture et la transformation des produits aquatiques.
Toutes autres activités telles qu’assignées à DOF.

Le Fisheries Act est aussi mis en œuvre aux niveaux provincial et du district. Le Royal Decree on Administration définit l’autorité de l’Officier Provincial des Pêches (chaque province a un Officier des Pêches Provincial) et des Officiers des Pêches de District. L’Office de District et les officiers qui y travaillent font rapport à l’Officier Provincial. Le Tambol Administrative Organization Act (1994 )donne droit aux communautés locales, au niveau du sous-district, de gérer et de veiller à la conservation des ressources naturelles et de l’environnement locaux. Ces droits permettent aux communautés locales de réglementer dans leur zone toute activité, y compris les activités aquacoles. Le Provincial Administrative OrganizationAct (1997) donne droit aux Organisations Administratives Provinciales de formuler des plans provinciaux de développement, de coordonner et de coopérer avec les Organisations Administratives Tambol, d’allouer des budgets à ces Organisations ainsi que de protéger et conserver les ressources naturelles et l’environnement dans leurs territoires.

Les directives politiques des Plans Nationaux de Développement Economique et Social informent la direction du Département des Pêches. Le 9e Plan (2002-2006) insiste sur la nécessité d’un développement durable et recommande que les pratiques de crevetticulture respectent des standards de code de conduite. La stratégie générale de la gestion des pêches du pays est décrite dans la National Fisheries Development Policy. Entre autres, elle vise à augmenter annuellement la production aquacole de cinq pour cent. Les stratégies incluent le renforcement des techniques et de la gestion aquacoles, la promotion d’une aquaculture rentable et respectant l’environnement, l’amélioration de la qualité et de l’hygiène de la production et l’expansion des marchés pour les produits aquacoles.

Pour plus d’informations concernant la législation aquacole en Thaïlande, veuillez utiliser le lien suivant :
Vue générale de la législation nationale sur l’aquaculture - Thaïlande
Recherche appliquée, éducation et formation
Le DOF joue également un rôle important dans la recherche et le développement de l’aquaculture. Actuellement, il y a dans le pays 59 Instituts/Centres/Stations de Recherche des Pêches Continentales, 26 Instituts/Centres/Stations de Recherche des Pêches Côtières et 6 Instituts/Centres/Stations de Recherche et de Développement de Génétique des Animaux Aquatiques. Ces Instituts/Centres/Stations de Recherche des Pêches font à la fois de la recherche aquacole pure et de la recherche aquacole appliquée.
Il y a au moins 16 universités qui offrent des cours d’aquaculture et de matières qui y sont liées, du niveau du Diplôme au niveau du Doctorat. Ces universités font également de la recherche aquacole et offrent des cours de formation sur plusieurs aspects de l’aquaculture.
Tendances, questions et développement
Les pêcheries commerciales étant exploitées à leur niveau de rendement maximum durable et même au-delà, l’aquaculture joue un rôle de plus en plus important comme producteur de protéines pour la population mondiale. Depuis plusieurs décades, la Thaïlande a prouvé être un pays ayant un grand potentiel pour l’aquaculture qu’elle a développée avec succès. L’importance croissante de celle-ci, aussi bien en eau saumâtre qu’en eau douce, forme une part substantielle du développement économique du pays. La continuation de ce développement est donc dans l’intérêt national. L’on est d’accord pour penser qu’une dramatique croissance de l’aquaculture est nécessaire afin de pouvoir répondre aux besoins croissant, domestiques et étrangers, en aliments d’origine aquatique.

La croissance continue de l’industrie aquacole thaïlandaise et sa position compétitive sur les marchés mondiaux seront directement fonction des ressources investies pour le développement de la recherche et de la technologie. La diversité des espèces cultivées et des systèmes de production utilisés sont des challenges additionnels pour l’agenda des recherches aquacoles futures.

Le développement de la recherches et de la technologie résultera en bénéfices significatifs, tant pour les producteurs que pour les consommateurs de produits aquatiques, en améliorant l’efficience de la production et la qualité des organismes aquatiques produits pour l’alimentation ou pour d’autres raisons. Il permettra également d’assurer la compatibilité des systèmes aquatiques avec l’environnement, d’améliorer la connaissance des systèmes et des processus biologiques, de développer de nouveaux produits aquatiques ou d’améliorer ceux qui existent et de contribuer à la conservation, l’amélioration ou l’utilisation d’importantes ressources génétiques.

Des possibilités existent d’améliorer considérablement l’efficience de la production par la recherche dans plusieurs domaines : en génétique, par exemple en améliorant la reproduction animale traditionnelle ; en santé des animaux aquatiques, par exemple par la gestion de la santé des populations, la production de stocks de géniteurs sains et résistant aux maladies ; en reproduction et développement initial, par exemple par une maturation et production tout au long de l’année ; et en croissance, développement et nutrition, par exemple par une augmentation de la survie, de meilleurs taux de croissance, de meilleurs taux de conversion des aliments, une tolérance améliorée aux conditions environnementales, etc.

Il y a également de grandes possibilités pour le développement de la recherche et de la technologie en vue d’améliorer la durabilité et la compatibilité environnementales des systèmes aquacoles. En particulier, leur protection et leur conservation ; l’amélioration de l’utilisation des déchets ; la mise au point d’utilisations économiquement viables des sous-produits ; et la réduction des coûts du traitement des déchets. De nouveaux marchés devraient être développés pour de nouveaux systèmes de réutilisation de l’eau et pour des technologies de gestion des déchets.

En aquaculture des possibilités existent pour le développement de moyens améliorés afin d’assurer la sécurité et la qualité des produits aquacoles par de nouvelles technologies de transformation et la mise sur la marché de nouveaux produits. La recherche peut définir de nouvelles techniques pour l’amélioration de la fraîcheur, couleur, texture, goût, caractéristiques nutritionnelles et durée de conservation avant ventedes produits d’élevage. Des technologies pratiques peuvent être développées pour détecter, tester et réduire les toxines, les produits contaminants et les résidus présents dans les produits aquacoles. La mise au point et l’adoption de standards de qualité uniformes par l’industrie aquacole et l’assurance de la sécurité et de la haute qualité des produits augmentera la confiance des consommateurs envers les animaux domestiques d’élevage.

La pression sur l’aquaculture est forte de réduire sa dépendance d’aliments contenant de la farine de poisson ainsi que pour utiliser cette ressource plus efficacement. La valeur du secteur aquacole est en hausse et c’est ce secteur qui dépend le plus d’aliments contenant de la farine et de l’huile de poisson. Il y aura probablement des changements dans l’alimentation et la composition des aliments, car le secteur d’aquaculture continentale a le plus de possibilités d’utiliser des ingrédients alimentaires ne provenant pas de la mer, en particulier des déchets d’abattoir, des déchets de brasserie et des sous-produits de moulage agricole.

Il faudrait étendre et améliorer les programmes de vulgarisation, faire en sorte que l’industrie et les chercheurs communiquent les résultats qui démontrent des technologies profitables, et éduquer les consommateurs et le public. Sont également nécessaires d’autres services de support pour l’industrie aquacole, y compris des systèmes permettant l’accès aux informations publiques et leur récupération, des services de santé pour les plantes et animaux aquatiques, des services de commercialisation, des services de support statistiques et économiques, etc.

L’importance accrue de l’aquaculture appelle le gouvernement à donner priorité au développement de politiques claires, bien formulées et réalistes concernant le développement de l’aquaculture, basées sur une durabilité financière, sociale et environnementale. Le secteur privé étant à la base d’un développement durable de l’aquaculture sur terre, les points de vue de l’industrie devraient être tenus en compte lors de la formulation de politiques, en recherche et en développement.

En Thaïlande, l’aquaculture continuera à être de plus en plus importante, afin de maintenir l’aquaculture n’ayant que peu d’intrants comme fournisseur de protéines pour la consommation humaine. Elle se développera aussi en une industrie aquacole durable, hautement compétitive afin de satisfaire la demande des consommateurs pour des aliments et produits aquatiques cultivés qui sont de grande qualité, sûrs, à un prix compétitif et nourrissants, et qui sont produits en respectant l’environnement, avec le maximum de chance pour du profit dans tous les secteurs de l’industrie d’exportation.
Références
Bibliographie
Publications FAO concernant l’aquaculture en Thaïlande.

Fishery Information Technology Center. 2004. Fisheries Statistics of Thailand 2002. Department of Fisheries, Ministry of Agriculture and Cooperatives. 91 pp.

Fishery Information Technology Center. 2004. Freshwater Fishfarm 2002. Department of Fisheries Ministry of Agriculture and Cooperatives. 65 pp.

Fishery Information Technology Center. 2004. Statistics of Marine Fish Farms Survey 2002. Department of Fisheries, Ministry of Agriculture and Cooperatives. 26 pp.

Sugiyama, S., Staples, D. & Funge-Smith, S. 2004. Status and potential of fisheries and aquaculture in Asia and the Pacific. Food and Agriculture Organization of the United. Nations Regional Office for Asia and the Pacific. Bangkok. 53 pp.
Liens utiles
FAO FishStatJ – Universal software for fishery statistical time series

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