La Thaïlande https://la-thailande.com Tourisme et Informations Sat, 07 Nov 2020 02:10:33 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.3 Le premier train sur la Ligne de chemin de fer de la mort https://la-thailande.com/femmes-de-reconfort-a-kanchanaburi/ Sat, 07 Nov 2020 02:10:33 +0000 https://la-thailande.com/?p=188 Le premier train sur la Ligne de chemin de fer de la mort… un bordel mobile transportant des femmes de réconfort Si vous visitez la province de Kanchanaburi vous ne pourrez éviter de croiser la Ligne de chemin de fer de la mort. Le Pont de la rivière Kwaï, Hellfire Pass, Krasae, Wang Pho, Namtok, […]

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Le premier train sur la Ligne de chemin de fer de la mort… un bordel mobile transportant des femmes de réconfort

Si vous visitez la province de Kanchanaburi vous ne pourrez éviter de croiser la Ligne de chemin de fer de la mort. Le Pont de la rivière Kwaï, Hellfire Pass, Krasae, Wang Pho, Namtok, Hindat ces sites évoque la tragédie qui a coûté la vie à plus de cent mille hommes.
Griselda Molemans est un journaliste d’investigation néerlandais et documentariste. Au cours de la recherche pour la publication du livre « 
Une vie de guerre », qui sortira en 2018, elle a découvert que le système de la prostitution forcée japonaise a fait des victimes d’au moins 26 nationalités.
Parmi les nombreux témoignages on découvre ce que fut le premier train qui emprunta la Ligne de chemin de fer de la mort.

Elle en a fait le récit pour The Koreatimes. Nous nous inspirons ici.

 

Griselda Molemans
Griselda Molemans


Pendant l’occupation de l’Asie du Sud-Est par l’armée impériale japonaise et la marine, de nombreuses femmes et filles ont été victimes de viols et la prostitution forcée. Soixante-deux ans après la Seconde Guerre mondiale, de nouvelles preuves montrent que le nombre de nationalités impliquées était beaucoup plus élevé qu’on ne le pensait. Et que le chemin de fer Birmanie – Thaïlande et les Indes orientales néerlandaises (Indonésie actuelle) forment des taches aveugles dans la recherche internationale.

 

Le tristement célèbre chemin de fer Birmanie – Thaïlande, une liaison de plus de quatre cent quinze kilomètres entre Thanbyuzayat et Ban Pong (บ้านโป่ง), a été construit par le travail forcé de prisonniers de guerre alliés et des ouvriers esclaves indigènes. Le 17 octobre 1943, la partie birmane et thaïlandaise du chemin de fer se sont rejointes à Konkoita.

Le premier train

Le premier train qui a roulé sur la voie unique est un train de maison close. Dans le cadre des festivités, tous les gardes japonais ont été autorisés à visiter les femmes et les filles à bord du train : à chaque gare, le train s’est arrêté pendant 48 heures.
Dès le début de la construction du chemin de fer Birmanie – Thaïlande le 16 septembre 1942, les femmes victimes de la prostitution forcée ont été parquées le long des voies. À Kanchanaburi, les filles coréennes et taïwanaises, kidnappées dans leur pays d’origine, ont été logées dans des rangées de petites huttes.
Dans le camp de l’ armée japonaise à Hindat (หินดาด), une maison close a été mis en place.

Après l’achèvement du chemin de fer, un groupe de prisonniers de guerre britanniques a reçu l’ordre inhabituel de nettoyer la caserne des officiers et  des soldats japonais. Un jour, ils ont rencontré un groupe de jeunes femmes, qui avaient été logées dans des casernements spéciaux. Les Britanniques ont pris ces femmes pour des « putes de l’armée  » alors qu’elles étaient victimes de la prostitution forcée.

 

Kanchanaburi, le Pont de la rivière Kwaï
Kanchanaburi, le Pont de la rivière Kwaï

Plusieurs prisonniers de guerre néerlandais étaient au courant du système secret. Willy Welcker, un prisonnier de guerre eurasien originaire des Indes orientales néerlandaises, a repéré deux filles malaises quand il a nettoyé le bâtiment au camp de Hindat.

« Les filles ont été mise au travail dans une cabane en bambou, elles ont dû travailler non-stop jusqu’à ce qu’elles ne tiennent plus debout. Les soldats japonais des camps proches faisaient la queue devant la cabane avec leur pantalon déboutonné. »

Une fille chinoise de l'un des `` bataillons de confort ''
Une fille chinoise de l’un des «  bataillons de réconfort  » de l’armée japonaise attend son interrogatoire dans un camp à Rangoon, IWM SE 4523 – Cette très jeune fille ne fait pas partie des cinq qui apparaissent dans le film de l’Imperial War Museum

Dès le début, lors de son séjour au camp de travail birman Payatonzu, Welcker a également vu les jeunes Malaises être mises au travail comme « filles de réconfort« .

« Elles ne devaient guère avoir plus de quinze ans. »

Témoignage de Gerhardus van der Schuyt

Le prisonnier de guerre néerlandais Gerhardus van der Schuyt a réussi à parler à une « fille de réconfort » chinoise dans le camp de bûcherons de Linson. Au sommet de la colline, près du camp de prisonniers de guerre, un camp d’officiers japonais a été installé pour hospitaliser les officiers blessés sur le front de Birmanie. Lorsque Van der Schuyt a reçu l’ ordre de couper du bois et de nettoyer la caserne du camp , il a vu un groupe de jeunes filles qui passaient. Il a entrepris une conversation avec l’une d’entres elles.

« Elle a travaillé dans les cuisines et m’a dit que les Japonais avaient pris de force les jeunes femmes en Malaisie britannique, en Thaïlande dans d’autres régions d’Indochine française. Elle même avait « la chance  » de rester dans Linson, mais d’autres femmes et filles ont été envoyées sur le front en Birmanie. Il y avait quelques 20 « filles de réconfort » dans Linson dont la majorité était chinoises.

Le camp Kin Sayok

Près de camp Kin Sayok une autre maison close a été installée, où, un jour un groupe de belles filles thaïlandaises est arrivé. Plusieurs prisonniers de guerre britanniques ont tenté d’approcher les filles, mais ont été rejetés. Un jour plus tard, il est devenu clair pourquoi : l’une des filles thaïlandaises a chuchoté aux hommes que toutes les jeunes femmes avaient contracté une MST.

« Ce qui est bon pour les Japonais. Mais pas pour les Britanniques, vous voyez ? »

À peine quelques femmes qui travaillaient le long du chemin de fer de Birmanie était saines pour l’occupant japonais. Les femmes tamouls, qui étaient restées dans les camps de travail avec leurs maris, ont été régulièrement violées par un groupe de soldats japonais, dirigé par le major Hikosaku Kudo. Les femmes birmanes, travaillant comme femmes de service ou cuisinières, ont été aussi victimes de viol.

Des images de femmes coréennes asservies sexuellement par des soldats japonais pendant la Seconde Guerre mondiale révélées pour la première fois.
 

En Nouvelle-Guinée

Ailleurs dans l’archipel des Indes orientales néerlandaises, des victimes américaines ont été droguées et abusées sexuellement pendant leur captivité dans des maisons closes sur l’île de Nouvelle-Guinée.
Le 18 août 1944, un marine américain J. Copple a témoigné à la Nouvelle-Orléans devant la Division du renseignement militaire qu’il avait vu une compatriote à Hollandia en avril 1944, elle avait été enlevée aux Philippines en mai 1942. Le sujet du rapport confidentiel de Copple est « Jap Prostitution of Nurses Captured at Corregidor”. Copple a dit aux officiers de l’armée américaine que l’infirmière

« a été contraint de se soumettre et d’accompagner les officiers de l’armée japonaise après sa capture. »

Ils l’emmenèrent avec eux dans un endroit à la Nouvelle-Guinée où elle fut enfermée jusqu’à son sauvetage par les forces américaines. Elle a dit aux officiers américains que dix-neuf autres infirmières américaines étaient dans la même situation avec les forces japonaises autour Hollandia« .

Un passage du journal du pilote américain Al Blum figurant dans les Archives nationales à College Park au Maryland confirme sa déclaration Le 29 mai 1944, Blum a écrit que

« deux infirmières américaines, probablement des Philippines, ont été retrouvées dans un bordel japonais à Hollandia. Elles étaient presque rendues folles par les médicaments et la drogue. »

Paradise Road

En 1997, Bruce Beresford,  a tiré un film de cette tragique histoire : Paradise Road
Suite à la défaite des forces alliées à Singapour en 1942, l’armée impériale japonaise, des Anglaises, des Australiennes, des Chinoises et des Néerlandaises ont été incarcérées dans des camps avec leurs enfants. Certaines d’entre ont été enrôlées comme femmes de réconfort. Un groupe de prisonnières d’origine divers a décidé d’organiser une chorale pour faire face au désespoir et aux exactions des ravisseurs.
Les mémoires des prisonnières Helen Colijn et Betty Jeffrey internées dans un camp à Sumatra et consignées dans Song of Survival et White Coolies, ont principalement inspiré ce film.

Paradise Road de Bruce Beresford, Betty Jeffrey, 1997
Paradise Road de Bruce Beresford, Betty Jeffrey, 1997

Absence de poursuites

Malgré ces témoignages, aucune enquête sur le sort des victimes américaines n’a jamais eu lieu. D’ autres gouvernements, entre autres les birmans, thaïlandais, malais et indiens, ne se sont pas levés non plus pour défendre leurs femmes après la guerre , préférant de bonnes relations commerciales avec le Japon aux droits de l’ homme.

 

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Le Pont de la rivière Kwaï à Kanchanaburi https://la-thailande.com/le-pont-de-la-riviere-kwai-a-kanchanaburi/ Sat, 07 Nov 2020 01:39:13 +0000 https://la-thailande.com/?p=212 Célèbre dans le monde entier Kanchanaburi doit certainement sa célébrité à ce pont. Le Pont de le rivière Kwaï (สะพานข้ามแม่น้ำแคว – Saphan Kham Maenam Khwae) a été construit pendant la Seconde Guerre mondiale par l’Armée impériale japonaise sur la Ligne de chemin de fer de la Mort. Les japonais ont utilisé des prisonniers de guerre […]

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Célèbre dans le monde entier

Kanchanaburi doit certainement sa célébrité à ce pont.
Le Pont de le rivière Kwaï (สะพานข้ามแม่น้ำแคว – Saphan Kham Maenam Khwae) a été construit pendant la Seconde Guerre mondiale par l’Armée impériale japonaise sur la Ligne de chemin de fer de la Mort. Les japonais ont utilisé des prisonniers de guerre alliés : anglais, américains, australiens, hollandais et néo-zélandais, au total 61 700 personnes.
Une abondante main d’œuvre chinoise, vietnamienne, javanaise, malaise, thaïlandaise, birmane et indienne fut employée en outre dans des conditions de travail guère meilleures.
<multi>[en]Map[fr]Carte</multi>
Le tracé de la ligne passe au-dessus de la rivière Kwaï Yai (แม่น้ำแคว – Mae Nam Khwae), la construction d’un pont s’avéra indispensable : Le Pont de la rivière Kwaï
Des dizaines de milliers de prisonniers de guerre et de travailleurs sont morts durant la construction du Death Railway par manque de nourriture, d’hygiène ou victimes de sévices.

Histoire

Un pont métallique de onze travées a été démonté en Indonésie à Java et transporté à Kanchanaburi au confluent de la rivière Kwaï Yai et de la rivière Kwaï Noi qui donnent naissance au fleuve Mae Klong (แม่กลอง), à environ quatre kilomètres au nord du site choisi pour le pont.

Un pont en bois fut d’abord construit et terminé en février 1943, il assurait la traversé de la Kwaï Yai pendant la construction du pont métallique toujours utilisé aujourd’hui.
<multi>[en]River Kwai bridge[fr]Pont de la rivière Kwaï</multi> 1945
Le Pont de la rivière Kwaï a été bombardé par les alliés et partiellement détruit.

Le 1er janvier 1945, les avions B24 de l’armée de l’air américains ont détruit le pont de bois et ont tué et blessé plusieurs prisonniers de guerre hébergés dans le camp de prisonniers de guerre de Tha Makham (ท่ามะขาม) à deux cents mètres. Une travée du pont d’acier a été détruite à la mi-février 1945, deux autres travées ont été détruites par des Libérators de la RAF entre avril et juin 1945, ce qui a finalement mis fin au lien ferroviaire entre le Siam et la Birmanie.

<multi>[en]River Kwai bridge[fr]Pont de la rivière Kwaï</multi> 1945
Les deux travées centrales furent détruites. À la fin de la guerre les Japonais ont restauré la ligne à titre de dommages de guerre. Les travées réparées portent une plaquette « Made in Japan ». Elles se distinguent par leur forme rectangulaire et donnent au pont son aspect très particulier…

<multi>[en]River Kwai bridge[fr]Pont de la rivière Kwaï</multi> 2017

Le Festival du Pont

Tous les ans un spectacle sons et lumières grandiose 1, deux fois par jour, est le pivot du festival. Durant douze jours, le Festival propose des spectacles folkloriques, des parcours en train à vapeur, diverses activités. C’est aussi l’occasion du plus grand marché de plein vent de l’ouest de la Thaïlande. C’est un moment exceptionnel pour le shopping et pour s’amuser. La cuisine locale thaïlandaise, les spécialités et les confiseries sont proposées en abondance au milieu des fleurs et de l’artisanat.

Festival du Pont de la rivière Kwaï
Festival du Pont de la rivière Kwaï

Curiosité

La construction de ce pont est à l’origine roman de Pierre Boulle.
Pierre Boulle a vécu en Asie du Sud-est et, dans la région de Kanchanaburi, il a pu recueillir de nombreux témoignages. Pierre Boulle a imaginé le personnage de Nicholson à partir de ses souvenirs des officiers français d’Indochine. Le roman lui-même n’a aucun rapport avec la réalité historique. Ce qui n’était pas l’intention de l’auteur.

Le Pont de la rivière Kwaï - Pierre Boulle
Le Pont de la rivière Kwaï – Pierre Boulle

Un respectable officier britannique, symbolisant les vertus de la vieille Angleterre, refuse de travailler pour les Japonais dont il est prisonnier tant que ceux-ci ne se conformeront pas aux lois internationales. Mais lorsque les Japonais se mettent à respecter les formes, le colonel Nicholson, emporté par son orgueil national et pour prouver la supériorité de l’homme blanc, construit un pont admirable, d’une solidité à toute épreuve, bénéficiant de tous les perfectionnements techniques de notre civilisation. L’ennui, c’est que ce pont a une importance stratégique et que le quartier général est décidé à le faire sauter. Voila donc, poussé jusqu’à l’absurde, le comportement de deux groupes d’occidentaux, chacun envoûté, se donnant corps et âme, avec toute la conscience de leur civilisation, au « job » du moment et à l’action.

Dans la bouche des officiers, les Japonais et les Asiatiques sont décrits comme des sauvages, des singes, des barbares, des enfants, des primitifs. Ils sont ridiculisés pour leur incapacité à construire un pont robuste.
Pourtant, c’est là tout l’aspect absurde de la situation qui ressort peu à peu : le Colonel Nicholson traite ses hommes encore plus mal que les japonais… et par une étrange servilité, les prisonniers courbent l’échine. Dociles, harassés, ils obéissent et travaillent.
Ce roman est à l’origine du film éponyme de David Lean Le Pont de la Rivière Kwaï

<multi>[en]The Bridge on the River Kwai[fr]Le Pont de la Rivière Kwaï</multi> - David Lean 1957
Un film avec Sessue Hayakawa, William Holden, Alec Guinness, Jack Hawkins…
Titre original : The Bridge on the River Kwai (États-Unis)
Genre : guerre, historique – Durée 2 h 40 min
Sortie en salles le 18 décembre 1957
Année de production : 1957

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La main de Bouddha https://la-thailande.com/la-main-de-bouddha475/ https://la-thailande.com/la-main-de-bouddha475/#respond Tue, 03 Nov 2020 04:49:07 +0000 https://la-thailande.com/?p=475 La main de Bouddha (Citrus medica) est une variété de cédrat asiatique, un agrume aromatique dont les quartiers ne se soudent pas entre eux et peuvent évoquer les doigts d’une main dans les positions codifiées (mudrâ) du panthéon bouddhiste. Description Ce fruit pousse sur un buisson ou un petit arbre, qui possède des longues branches […]

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La main de Bouddha (Citrus medica) 1 est une variété de cédrat asiatique, un agrume aromatique dont les quartiers ne se soudent pas entre eux et peuvent évoquer les doigts d’une main dans les positions codifiées (mudrâ) du panthéon bouddhiste.

Description

Main de Bouddha - Arbre
Main de Bouddha – Arbre

Ce fruit pousse sur un buisson ou un petit arbre, qui possède des longues branches parsemées d’épines. Ses feuilles oblongues et larges sont vert pâle et mesurent une quinzaine de centimètres. Ses fleurs sont blanches ou pourpres et croissent en grappes odorantes.

Main de bouddha (Citrus medica)
Main de bouddha (Citrus medica)

Le fruit est divisé en sections ressemblant à des doigts. Il a une peau épaisse et sa chair (s’il y en a) est faiblement acide et non-juteuse, sans pépins.

Écologie

L’espèce Citrus medica est originaire d’Inde ; l’origine de la main de Bouddha remonte à l’Inde du Nord-Est ou à la Chine. Il s’agit d’une mutation génétique d’un cédrat.

Propriétés et utilisations

La main de Bouddha est très parfumée. Elle est utilisée par les Chinois et les Japonais pour parfumer les chambres et les affaires personnelles, comme les vêtements.

Offrande dan un temple bouddhiste
Offrande dan un temple bouddhiste

En Thaïlande, le fruit peut être donné en offrande religieuse dans des temples bouddhistes, notamment pendant les festivités du Nouvel An chinois. Selon la tradition, Bouddha préfère que les doigts du fruit soient dans une position telle qu’ils ressemblent à une main fermée, ce qui symbolise l’acte de prier.

Cuisine

Sa chair blanche, épaisse et dépourvue de pulpe pourrait faire douter qu’il s’agit d’un cédrat, tout comme sa forme qui ne ressemble en rien aux autres agrumes.
Par contre, son parfum enivrant et intense, qui se situe entre l’orange et le citron lorsque la main de Bouddha est mûre, fait très rapidement comprendre que c’est bien une variété de cédrat.

Main de Bouddha givrée par Guy Savoy
Main de Bouddha givrée par Guy Savoy

La peau du fruit peut être confite. Dans la cuisine occidentale, elle est souvent utilisée pour son zeste. La chair n’est pas amère comme celle des autres cédrats, ainsi les doigts peuvent être coupés et tranchés avec la peau, et utilisés dans les salades ou parsemés sur des plats.

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Le calao bicorne https://la-thailande.com/le-calao-bicorne-buceros-bicornis/ Sat, 31 Oct 2020 08:59:33 +0000 https://la-thailande.com/?p=205 Le calao bicorne (Buceros bicornis) possède un casque volumineux de couleur jaune doré qui orne le sommet de sa tête. Ce appendice curieux est d’abord une chambre de résonance qui amplifie les bruits nasaux émis par l’oiseau mais aussi un indicateur de son développement sexuel. Les calaos Le calao bicorne นกกก (nok kok ) parfois […]

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Le calao bicorne (Buceros bicornis) possède un casque volumineux de couleur jaune doré qui orne le sommet de sa tête. Ce appendice curieux est d’abord une chambre de résonance qui amplifie les bruits nasaux émis par l’oiseau mais aussi un indicateur de son développement sexuel.

Les calaos

Buceros bicornis
Buceros bicornis

Le calao bicorne นกกก (nok kok 1) parfois นกกาฮัง (nok ka hang), Buceros bicornis et le calao rhynocéros นกเงือกหัวแรด (nok ngueak hua raet), Buceros rhinoceros sont les des deux espèces qui peuplent la Thaïlande. Le calao à casque rond, นกชนหิน (nok chon hin), Rhinoplax vigil était autre fois rattaché à ce genre 2
La zone de répartition du calao bicorne s’étend de l’ouest de l’Inde jusqu’au Vietnam et à la péninsule malaise où il atteint Sumatra.
Bien que les juvéniles commencent à développer leur casque dès l’âge de six mois, il leur faut près de cinq ans pour voir achevé cette organe proéminent dans sa totalité.
Les calaos bicornes sont pourvu d’un énorme bec incurvé vers le bas, d’une couleur identique. La plus grande partie du plumage est noire sauf le cou, la nuque, le haut de la poitrine, le croupion, la culotte et une large bande au milieu des ailes. Ces parties qui semblent jaunes sont en réalité blanches car elles sont recouvertes d’huile provenant de la glande uropygiale dont le calao s’enduit lorsqu’il lisse ses plumes. La queue est blanche avec une bande transversale noire dans son centre. La face est largement masquée de noir.
<multi>[fr]Calao bicorne[en]Hornbill</multi>
Les deux sexes sont presque identiques, de petits détails permettent toutefois de les distinguer. L’iris de la femelle, est blanc perle. La peau nue autour de leurs yeux est rose à rouge vif. L’iris du mâle est rouge foncé et la peau qui entoure l’œil, noire. Les femelles sont légèrement plus petites que les mâles. La surface postérieure du casque de la femelle est rouge alors que celle du mâle a une teinte noire.
Le calao bicorne, aboie et mugit pour appeler ses congénères perché sur les branches supérieures de la canopée. Il montre une préférence pour la partie supérieure des forêts pluviales tropicales. C’est un oiseau agile. Il cherche sa nourriture le long des branches à travers la forêt, en couple ou en petites bandes.

Écouter son cri dans la forêt de Kaeng Krachan capté par Marc Anderson

Les calaos ont un cri puissant et caractéristique que l’on peut entendre surtout pendant la saison de reproduction ou lorsque les oiseaux rentrent au perchoir. Ce cri retentissant et sonore est répété à intervalles réguliers.
L’espèce vit en couples, en groupes familiaux de petite taille ou en bandes de quarante oiseaux au plus.
Le calao peut se déplacer dans une très large zone pendant sa quête de nourriture, mais il peut passer la journée entière sur le même arbre si il y beaucoup de fruits. Il sort parfois de la forêt pour se nourrir sur des figuiers ou des massifs de bambous isolés, il préfère cependant rester sous le couvert des grands arbres.
Les calaos bicornes utilisent des arbres dortoirs communs au sein desquels trois ou quatre oiseaux, toujours les mêmes, s’installent régulièrement. Les oiseaux empruntent chaque jour le même itinéraire pour y parvenir au coucher du soleil.


Le calao nidifie pendant la saison des pluies. La terre humide convient à la construction du nid. Il aménage une cavité spacieuse dans un tronc d’arbre à environ 18 – 25 mètres du sol. La femelle fait l’essentiel du travail. Avec sa salive, elle agglomère ses fientes avec des restes de nourriture et de la boue pour murer l’entrée depuis l’intérieur jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un petit orifice pour empêcher l’intrusion des prédateurs tels que les singes et les serpents. C’est à travers de ce trou que le mâle peut la nourrir et qu’elle et ses jeunes peuvent déféquer. Elle reste murée jusqu’à ce que les oisillons soient assez grands pour sortir du nid. Les conditions liées à l’exiguïté de ce lieu de vie ne permettent pas au jeune calao d’exercer ses ailes dans la cavité. Quand la femelle brise la paroi cimentée du nid avec son bec, le jeune doit alors se dépêcher d’apprendre à voler.

<multi>[en]Hornbill in Thong Pha Phum park[fr]Calao dans le parc de Thong Pha Phum</multi>
À Kanchanaburi on le trouve dans tous les parcs nationaux dont le Parc national de Erawan

Alimentation

Les fruits forment l’essentiel de la nourriture du calao bicorne. Il adore les figues riches en sucre et disponibles toute l’année. Le calao cueille les fruits sur les branches avec une remarquable précision. Il descend aussi à terre pour y glaner ceux qui y sont tombés. Il consomme toute la nourriture qui tombe sous son long bec : grenouilles, lézards, petits oiseaux, escargots et gros insectes qui complètent alors son ordinaire. Il avale fréquemment sa nourriture d’un trait puis recrache ensuite, sous forme de pelotes, les parties indigestes comme les os ou les carapaces.

Caractéristiques

Longueur de 95 à105 cm
Poids du mâle de 2,6 à 3,4 kg
Poids de la femelle de 2,1 kg à 3, 350 kg
Longévité de 35 à 40 ans

Classification

Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Bucerotiformes
Famille Bucerotidae
Genre Buceros
Nom binominal Buceros bicornis /Linnaeus, 1758

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Le parc national Thong Phaphum https://la-thailande.com/le-parc-national-thong-phaphum/ https://la-thailande.com/le-parc-national-thong-phaphum/#respond Sat, 31 Oct 2020 08:59:23 +0000 https://la-thailande.com/?p=430 Le parc national de Thong Phaphum (อุทยานแห่งชาติทองผาภูมิ) englobe des parties des districts de Si Sawat et de Thong Pha Phum. Il a une superficie de 1.120 km2. Il est l’un des sept parcs nationaux de Kanchanaburi . Le Parc national de Thong Phaphum se trouve dans les réserves nationales des forêts Huai Kayeng et Chang […]

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Le parc national de Thong Phaphum (อุทยานแห่งชาติทองผาภูมิ) englobe des parties des districts de Si Sawat et de Thong Pha Phum. Il a une superficie de 1.120 km2.
Il est l’un des sept parcs nationaux de Kanchanaburi 1.


Le Parc national de Thong Phaphum se trouve dans les réserves nationales des forêts Huai Kayeng et Chang Puaek.

Parc national de Thong Pha Phum - Kanchanaburi
Parc national de Thong Pha Phum – Kanchanaburi

Le climat de cette région est un climat tropical influencés par la mousson du sud-est pendant la saison des pluies et par la mousson du nord en hiver, la saison chaude va de février à avril ; la saison des pluies va de mai à juillet ; l’hiver va de novembre à janvier.

La forêt se situe à proximité du sanctuaire de la vie sauvage de Thung Yai Naresuan, du Parc national de Sai Yok, du Parc national de Khao Laem et de la Birmanie . Elle bénéficie des mouvements de la faune dans ces espaces, éléphants, chèvres de montagne, tigres, ours, bisons, cerfs aboyeurs, civettes et oiseaux comme le calao bicorne y sont donc présents.

Calao bicorne dans le parc national de Thong Pha Phum - Kanchanaburi
Calao bicorne dans le parc national de Thong Pha Phum – Kanchanaburi

 

Points de vue

Le parc possède de nombreux centres d’intérêt dont de magnifiques points de vue.
– le Doi Tong Pa Lae, point de vue du Khao Khat. Après une ascension à pieds de trois cents , il est possible d’apercevoir les chutes d’eau de Chok Kraddin.
– le col Kut Doi au km  15 de la route Banrai – I tong. C’est un point de vue panoramique magnifique à partir duquel on peut admirer Les cols qui se succèdent à perte de vue, le barrage Vajiralongkon, le réservoir du Khao Laem et le mont Chang Pueak qui est le point culminant du parc national. Le point de vue, très proche de la route, est parcouru par un courant d’air froid.
– le Noen Sawan (จุดชมวิวเนินสวรรค์) situé après la cascade de Pha Daeng où il n’y a de l’eau que pendant la saison des pluies.

Point de vue de Noen Sawan dans le parc de Thong Pha Phum - Kanchanaburi
Point de vue de Noen Sawan dans le parc de Thong Pha Phum – Kanchanaburi

Cascades

De nombreuses cascades agrémentent le parc.
la cascade Bi Teng (น้ำตกบิเต็ง)  a de l’eau en permanence toute l’année. Elle possède de nombreux bassins permettant les loisirs et le jeux aquatiques. Le temps est plutôt frais. De nombreuses espèces d’animaux sauvages habitent la forêt de grands arbres environnante. Pour rejoindre la cascade en été il est possible d’approcher en voiture, mais il reste du chemin à parcourir à pieds. Durant la saison des pluies il faut y aller à pieds depuis le village le plus proche situé à douze kilomètres.
La cascade Dip Yai (น้ำตกดิบใหญ่ ) est situé à côté en dessous de la cascade Khao Yai (น้ำตกเขาใหญ่)
. Elle aussi a de l’eau toute l’année. Son flux va rencontre de celui de la cascade de Khao Yai. De nombreuses espèces d’animaux sauvages vivent à proximité. L’itinéraire avec la chute d’eau de Khao Yai est commun
– La cascade Huay Mueang (น้ำตกหวยเหมือง)  a des chutes d’eau toute l’année. Une grotte se trouve juste à côté. Certaines parties de la forêt ont été détruites à causes de la présence et de l’exploitation de mines. Une route carrossable de vingt-cinq kilomètres en latérite a été construite par la compagnie minière jusqu’au village de I Pu.
– La cascade de Chok Kraddin (น้ำตกจ๊อกกระดิ่) est une cascade imposante, qui a des débits d’eau importants de plus de trente mètres de haut. On peut l’atteindre en marchant un kilomètre depuis le village de E-Tong.
– la cascade de Khao Yai est une grande cascade, avec trois niveaux. La forêt environnante est paisible. Un sentier de randonnée et de découverte de la nature de quatre kilomètres rejoint la cascade.
– la cascade de Chet Mit (น้ำตกเจ็ดมิตร) est une chute d’eau en trois paliers ayant chacun un caractère original. Elle est située au milieu de la forêt de Thong Pha Phum. On ne peut l’atteindre qu’avec un véhicule tous terrains ou à pieds après un parcours de vingt-cinq kilomètres ;

Randonnées

Trois tracés de randonnée et de découverte de la nature passent par les chutes d’eau de Chokkradin, les chutes d’eau de Pha Pae et les chutes d’eau de Chet Mit. Il est indispensable d’être accompagné par un guide local du parc national. Ces chutes d’eau se trouvent dans Pilok (เหมืองปิล็อก) où se trouvaient les anciennes mines de Pilok, contenant de l’étain et du tungstène juste à la frontière de la Thaïlande et de la Birmanie.

La grotte de Khao Noi située au village de Taling Daeng, dans le sous-district de Huay Khayeng héberge une statue de Bouddha qui est honorée par les villageois des environs. La grotte contient également des stalactites et des stalagmites.

Cette région de forêt tropicale humide est recouverte de brume presque toute l’année.
Bien que les chaussées soient goudronnée, l’usage d’un véhicule tous terrains 4 x 4 est impérative en raison des pentes abruptes. Les virages sont très serrés. Une conduite prudente est de rigueur.

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Le Wat Mettatham Bhodhiyan, temple de Chao Mae Kuan Im https://la-thailande.com/le-wat-mettatham-bhodhiyan/ Sat, 31 Oct 2020 04:07:19 +0000 https://la-thailande.com/?p=290 Le Wat Mettatham Bhodiyan, est en construction depuis des années, il est à Kanchanaburi, en quelque sorte ce qu’est la Sagrada Familia à Barcelonne est devenu l’un des principaux sites touristiques de la région de Kanchanaburi. Ce temple construit en teck est certainement le plus original et un des plus beaux de Thaïlande. Le Wat […]

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Le Wat Mettatham Bhodiyan, est en construction depuis des années, il est à Kanchanaburi, en quelque sorte ce qu’est la Sagrada Familia à Barcelonne 1 est devenu l’un des principaux sites touristiques de la région de Kanchanaburi.
Ce temple construit en teck 2 est certainement le plus original et un des plus beaux de Thaïlande.

Le Wat Mettatham Bhodhiyan

<multi>[fr]Scultures en bois[en]Wooden scultures</multi> - Wat Mattatham Bhodiyan - Kanchanaburi
Le Wat Mettatham Bhodhiyan (วัดเมตตาธรรมโพธิญาณ) est rattaché au bouddhisme chinois 3 est situé à Tambon Nong Ya, à environ 1dix-huit kilomètres du centre-ville de Mueang Kanchanaburi.
Ce temple en bois est unique en Thaïlande ou les matériaux modernes, acier et béton ont remplacé les matériaux nobles d’antan, la pierre, la brique et le bois.
Le temple est un immense atelier où le travail du bois, la sculpture atteignent les sommet de l’art et de l’artisanat thaïlandais contemporains.

Chao Mae Kuan Im

Cha Mae Kuan Im - Wat Mattatham Bhodiyian - Kanchanaburi
Cha Mae Kuan Im – Wat Mattatham Bhodiyian – Kanchanaburi

Le Wat est dédié à Chao Mae Kuan Im (เจ้าแม่กวนอิม), la déesse de la miséricorde, un bodhisattva associé avec le concept de la compassion. Kuan Im est communément considérée en Occident comme la déesse de la Miséricorde.
La Légende de Miao Chan raconte l’histoire de Kuan Im et est à l’origine des trente-trois formes utilisées pour la représenter. Elle peut ainsi disposer de une à onze têtes et de deux, quatre, huit et jusqu’à mille bras.

Curiosité

Le temple est situé à quelques centaine de mètres d’un des trois temples de style néo-khmer de Thaïlande : le Wat Tham Phuwa. Inconnu il y a quelques années, aujourd’hui des milliers de touristes viennent grossir les rang des fidèles, souvent d’origine chinoise, du bouddhisme mahayana.

Wat Tham Phu Wa - Kanchanaburi
Wat Tham Phu Wa – Kanchanaburi

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Le parc national Chaloem Rattanakosin https://la-thailande.com/le-parc-national-chaloem-rattanakosin433/ https://la-thailande.com/le-parc-national-chaloem-rattanakosin433/#respond Fri, 30 Oct 2020 09:38:57 +0000 https://la-thailande.com/?p=433 Le parc national Chaloem Rattanakosin ou parc national Tham Than Lot Chaloem (อุทยานแห่งชาติเฉลิมรัตนโกสินทร์) est le plus petit parc dans la province de Kanchanaburi. Ses principales caractéristiques sont les forêts luxuriantes, les montagnes calcaires abruptes, les cascades et les grottes mystérieuses. Depuis février 1980, il fait partie des dix-sept parcs nationaux de Thaïlande et couvre une […]

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Le parc national Chaloem Rattanakosin ou parc national Tham Than Lot Chaloem (อุทยานแห่งชาติเฉลิมรัตนโกสินทร์) est le plus petit parc dans la province de Kanchanaburi. Ses principales caractéristiques sont les forêts luxuriantes, les montagnes calcaires abruptes, les cascades et les grottes mystérieuses. Depuis février 1980, il fait partie des dix-sept parcs nationaux de Thaïlande et couvre une superficie de 59 km2. Les montagnes calcaires boisées du parc sont le bassin versant de la rivière Mae Klong. Le plus haut sommet dans le parc est Kam Paeng (เขากําแพง), qui culmine à environ 1 260 mètres d’altitude.

Khao Kamphaeng - 1260 m
Khao Kamphaeng – 1260 m

La plupart de la zone se compose de montagnes calcaires torturées avec comme plus haut sommet le Kam Phaeng. La montagne est la source de la rivière Mae Klong.

Le climat dans cette région est assez chaud avec 1 146 mm. de pluie par an. La température la plus élevée est d’environ 37 à 38 °C de mars à avril, et la plus basse est d’environ 17 à 18 °C de décembre à janvier.

Le parc est presque entièrement recouvert par la forêt sempervirente1 sèche, forêt de feuillus avec quelques zones de forêt de bambous.

Sentier dans le parc Chaloem Rattanakosin
Sentier dans le parc Chaloem Rattanakosin

Attractions

La grotte Than Lot Noi (ถ้ำธารลอดน้อย)

Interieur de la grotte de Than Lot Noi
Intérieur de la grotte de Than Lot Noi

L’éclairage subtil de cette grotte de trois cents mètres illumine les nombreuses stalactites étranges et magnifiques. Un petit ruisseau le Than Lot rafraichit l’air de la grotte. Un sentier de deux kilomètres mène de Than Lot Noi à sa grotte jumelle, vous faisant passer devant un énorme arbre recouvert de tiges de bambou que les villageois utilisent pour gravir et collecter le miel des nids d’abeilles dans les branches supérieures.

La grotte Than Lot Yai (ถ้ำธารลอดใหญ่)

Grotte Than Lot Yai
Grotte Than Lot Yai

Une doline 2 spectaculaire avec une arche en pierre naturelle au-dessus du ruisseau. La grotte a servi de cimetière et des armes et des squelettes ont été trouvés dans toute la grotte.

Cascade de Tri Trong (น้ำตกตรีตรอง)
Une petite cascade au milieu de la jungle.

Cascade de Tri Trong
Cascade de Tri Trong

Cascade de Trai Trueng (น้ำตกไตรตรึงษ์ )
Elle compte trois niveaux et est située à 1,5 km du bureau du parc sur un sentier de découverte de la nature.

On peut aussi découvrir :
– la cascade de Than Ngoen (น้ำตกธารเงิน) compte trois niveaux, située à 1,8 km du bureau du parc.
– la cascade de Than Thong (น้ำตกธารทอง) a trois niveaux, située à 1,8 km du bureau du parc.
– la cascade du Slider (น้ำตกสไลเดอร์ ) 3 possède trois niveaux, située à environ 3 km du bureau du parc.

Faune

On trouve plusieurs sortes d’animaux dans le parc, comme le léopard, le banteng 4, le gaur 5, le cerf, le gibbon à mains blanches et d’autres espèce de singes.
Plus de soixante espèces d’oiseaux ont été enregistrées dans le parc, dont le calao pie oriental 6, le francolin 7, le gobemouche de Tickell 8, le barbu à plastron rouge 9 (Psilopogon haemacephalus), …

Un animal très particulier est le chien d’eau ou rainette aboyeuse (Hyla gratiosa) (เขียดว๊าก หมาน้ำ) 10, une grenouille rare avec un croassement qui est similaire à l’aboiement d’un chien.

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Le monthon https://la-thailande.com/l-e-monthon/ https://la-thailande.com/l-e-monthon/#respond Fri, 30 Oct 2020 08:02:34 +0000 https://la-thailande.com/?p=2366 Le monthon Le monthon (มณฑล) étaient des subdivisions administratives de la Thaïlande au début du XXe siècle. Le mot thaïlandais monthon est une traduction du mot mandala (maṇḍala, littéralement « cercle »), dans son sens d’un type de formation politique. Les monthon ont été créés dans le cadre du système administratif bureaucratique de thesaphiban (เทศาภิบาล, […]

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Le monthon

Le monthon (มณฑล) étaient des subdivisions administratives de la Thaïlande au début du XXe siècle. Le mot thaïlandais monthon est une traduction du mot mandala (maṇḍala, littéralement « cercle »), dans son sens d’un type de formation politique. Les monthon ont été créés dans le cadre du système administratif bureaucratique de thesaphiban (เทศาภิบาล, littéralement « gouvernement local »), introduit par le prince Damrong Rajanubhab qui, avec le monthon, a établi étape par étape les provinces actuelles (changwat), les districts (amphoe) et les communes (tambon) dans toute la Thaïlande. Chaque monthon était dirigé par un commissaire royal appelé Thesaphiban (เทศาภิบาล), rebaptisé plus tard Samuhathesaphiban (สมุหเทศาภิบาล). Le système a été officiellement adopté par la loi de 1897 sur l’administration locale, après qu’un monthon ait été établi et les détails administratifs réglés.

Le Prince Damrong Rajanubhab
Le Prince Damrong Rajanubhab (21 juin 1862 – 1er décembre 1943) Fils du roi Mongkut (Rama IV) et demi-frère du roi Chulalongkorn (Rama V).

Avant les réformes de Thesaphiban, le pays se composait de villes partiellement indépendantes appelées mueang, certaines directement subordonnées à la capitale, d’autres subordonnées à des mueang plus grands, ou à un ou plusieurs des royaumes tributaires. Avant les réformes, les gouverneurs héritaient de leurs postes de leur lignée familiale et vivaient des impôts qu’ils percevaient dans leur région, une pratique officiellement appelée agriculture fiscale. Ceux-ci ont été convertis de gouverneurs héréditaires à des postes gouvernementaux nommés, comme l’avaient fait les dirigeants chinois Yuan, Ming et Qing en reconnaissant d’abord les tusi (chefs tribaux) en tant que fonctionnaires impériaux, puis en les remplaçant par des nommés impériaux. Cet arrangement a abouti à la nomination et à la rémunération des gouverneurs par le gouvernement central, et le mueang s’est développé en provinces. Une étape essentielle dans la fin de l’agriculture fiscale est la création, le 3 septembre 1885, du Royal Survey Department. Si ses premiers fruits n’ont été obtenus qu’en 1901, les levés cadastraux du département, c’est-à-dire les relevés de parcelles spécifiques, ont permis de définir la propriété pour un cadastre et une fiscalité équitable. Le terme changwat (จังหวัด) pour les provinces a été utilisé pour la première fois en 1907 pour les provinces de Monthon Pattani, et en 1916, il était devenu général.

Résistance à la réforme

Il a fallu attendre environ 1910 pour mettre en œuvre le système dans tout le pays. La principale raison de la lenteur de la mise en œuvre était le manque de fonctionnaires convenablement éduqués, mais aussi la résistance des chefs locaux traditionnels, qui rappelaient la résistance de 1768–1770 du moine Chao Phra Fang au rétablissement de Thonburi de l’autorité siamoise. En 1902, le long des deux rives du Mékong, des révoltes locales (Prakottakan Phi Bun – ปรากฏการณ์ ผีบุญ) menées par des chefs religieux charismatiques appelés saint homme ou phi bun (ผีบุญ) éclatent. Le plus grave d’entre eux était dirigé par le rebelle de la rive est Ong Kaeo (องค์ แก้ว) contre l’autorité française dans l’ancien royaume tributaire thaïlandais de Champassak 1. Sur la rive ouest, dans la région d’Ubon Ratchathani, un ancien moine et phi bun moins connu dirigeait une secte millénaire inspirée par ses prophéties apocalyptiques, qui semaient la peur, l’incertitude et le doute parmi presque tous les peuples des deux rives du fleuve. Le gouvernement de Bangkok a réprimé la résistance de la rive de l’ouest avec peu de recours à la force et a coopéré avec les responsables de l’ Indochine française dans la mesure où il a limité l’autorité thaïlandaise à la rive de l’ouest, appelée plus tard Isan. La résistance de la rive de l’est n’a cependant pas eu de fin définitive et est devenue subsumée dans la Deuxième guerre d’Indochine. Loin du Mékong, la résistance à la réforme s’est poursuivie au XXIe siècle dans l’ insurrection du sud de la Thaïlande.

Ong Kaeo
Ong Kaeo
Ong Keo était un Alak, né à Ban Paktai, Muang Thateng, dans ce qui faisait alors partie du royaume de Champassak, mais se trouve maintenant dans la province de Sekong.

Développement

En 1915, il y avait dix-neuf monthon contenant soixante-douze provinces. En raison de problèmes économiques, plusieurs monthon ont été fusionnés en 1925. Monthon Phetchabun avait été dissous en 1915. Il ne restait plus que qautorze mothon : Ayutthaya, Bangkok (Krung Thep), Chanthaburi, Nakhon Chaisi, Nakhon Ratchasima, Nakhon Sawan, Nakhon Si Thammarat, Pattani, Phayap, Phitsanulok, Phuket, Prachinburi, Ratchaburi et Udon Thani. En 1932, quatre autres ont été abolis: Chanthaburi, Nakhon Chaisi, Nakhon Sawan et Pattani. Enfin, en 1933, tout le système de monthon a été aboli par la loi sur l’administration provinciale 2476 BE / AD 1933, une partie des changements apportés après le coup d’État, qui est passé d’une monarchie absolue à une monarchie constitutionnelle, et les soixante-dix provinces à divisions administratives de deuxième niveau.

Liste des monthons

Nord

Carte du Siam en 1900
Carte du Siam en 1900
Carte du Siam avec les monthon en 1915
Carte du Siam avec les monthon en 1915

Phayap (มณฑล พายัพ) : en sanskrit nord-ouest ou Monthon Lao Chiang (มณฑล ลาว เฉียง). En 1899, ce monthon du nord-ouest était décrit en thaï comme monthon fai tawan tok chiang nuea (มณฑล ฝ่าย ตะวันตก เฉียง เหนือ ; littéralement « cercle du côté nord-ouest »). En 1900, cela a été abrégé en sanskrit pour «nord-ouest». La réforme administrative proprement dite a été mise en place progressivement entre 1907 et 1915, succédant au haut-commissariat précédent. Il couvrait les principautés du nord de l’ancien Lan Na, les provinces de Chiang Mai, Lamphun, Mae Hong Son, Lampang, Chiang Rai, Nan et Phrae.
Maharat (มณฑล มหา ราษฎร์) : Monthon Maharat a été créé en 1915, lorsque Monthon Phayap a été divisé en deux. Il couvrait la partie orientale de l’ancien Phayap, c’est-à-dire les provinces de Chiang Rai, Nan, Lampang et Phrae.
Nakhon Sawan (มณฑล นครสวรรค์) : Monthon Nakhon Sawan a été créé en 1895, et a donc été parmi les premiers créés. Il couvrait les provinces de Nakhon Sawan, Chai Nat, Kamphaeng Phet, Manorom, Phayuha Khiri, Sankhaburi, Tak, Uthai Thani. En 1932, le monthon fut incorporé à Monthon Ayutthaya.
Phitsanulok (มณฑล พิษณุโลก) : Monthon Phitsanulok a été créé en 1894. Il couvrait les provinces Phitsanulok, Phichai, Phichit, Sukhothai, Sawankhalok.
Phetchabun (มณฑล เพชรบูรณ์) : Monthon Phetchabun a été séparé de Monthon Nakhon Ratchasima en 1899. Il se composait des deux provinces Lom Sak et Phetchabun, qui ont ensuite été fusionnées. C’est alors devenu le seul monthon à couvrir une seule province. Il a été temporairement inclus dans Monthon Pitsanulok de 1903-1907, avant d’être finalement aboli en 1915 et incorporé dans Monthon Phitsanulok.

Nord -Est

Nakhon Ratchasima (มณฑล นครราชสีมา) : Monthon Nakhon Ratchasima était le premier monthon à être créé en 1893. Il couvrait les provinces de Nakhon Ratchasima (Khorat), Buriram, Chaiyaphum. En 1899, Monthon Phetchabun fut séparé de Khorat.
Isan (มณฑล อีสาน): Monthon Isan a été créé en 1900. En juin 1912, il a été divisé en deux, Monthon Roi Et et Monthon Ubon.
Roi Et (มณฑล ร้อย เอ็ จ) : Monthon Roi Et a été séparé de Monthon Isan en 1912. Il contenait les provinces Roi Et, Kalasin et Maha Sarakham.
Ubon (มณฑล อุบล) ou Monthon Laokao (มณฑล ลาว กาว) : Monthon Ubon a été séparé de Monthon Isan en 1912. Il comprenait Ubon Ratchathani, Khukhan, Sisaket et Surin.
Udon (มณฑล อุดร) ou Monthon Lao Phuan (มณฑล ลาว พ วน) : Monthon Udon a été créé en 1899. Il contenait les provinces Udon Thani, Khon Kaen, Loei, Nakhon Phanom, Nong Khai et Sakon Nakhon.

Sud

Phuket (มณฑล ภู เก็จ) : Monthon Phuket a été créé en 1898, succédant à un commissionnaire précédemment établi. Il était composé des provinces de Phuket, Thalang, Ranong, Phang Nga, Takua Pa, Krabi, Kelantan et Terengganu. En 1909, Satun a été ajouté quand la plupart de la région de Monthon Kedah avec Kelantan et Terengganu ont été cédées à la Grande-Bretagne.
Chumphon (มณฑล ชุมพร) : Monthon Chumphon a été créé en 1896 et comprend les provinces Chumphon, Chaiya, Kanchanadit et Lang Suan. Chaiya et Kanchanadit ont ensuite été fusionnées en une seule province nommée Chaiya. En 1905, l’administration Monthon fut transférée à Ban Don, le centre de la province de Chaiya. Avec le changement de nom de Chaiya en Surat Thani, le monthon a été renommé « Monthon Surat ». En 1925, le monthon fut incorporé à Monthon Nakhon Si Thammarat.
Nakhon Si Thammarat (มณฑล นครศรีธรรมราช): Monthon Nakhon Si Thammarat a été créé en 1896, composé des provinces Songkhla, Nakhon Si Thammarat et Phattalung.
Pattani (มณฑล ปัตตานี): Monthon Pattani a été créé en 1906 et a couvert les soi-disant sept provinces malaises Pattani (Tani), Yala, Sai Buri, Yaring, Nong Chik, Raman, Ra-ngae. En 1932, le monthon fut incorporé à Monthon Nakhon Si Thammarat.
Syburi (มณฑล ไทรบุรี): Monthon Syburi a été créé en 1897. Il couvrait les provinces de Kedah, Perlis. et Satun. En 1909, Kedah a été cédé à la Grande-Bretagne. Satun, en tant que seule province restante, a été ajoutée à Monthon Phuket.

Central

Krung Thep (Bangkok; มณฑล กรุงเทพ): La zone autour de la capitale était sous le contrôle du ministère des Affaires urbaines, mais une administration similaire a été créée avec le Monthon Krung Theb en 1897. Elle se composait des provinces Phra Nakhon, Thon Buri, Nonthaburi, Pathum Thani, Phra Pradaeng (Nakhon Khueankhan), Samut Prakan, Thanyaburi, Min Buri. Pathum Thani et Thanyaburi ont ensuite été transférés à Monthon Ayutthaya. En 1915, il a été rebaptisé Krung Thep Phra Maha Nakhon (métropole de Bangkok). En 1922, le ministère des Affaires urbaines a été dissous et placé sous le ministère de l’Intérieur, comme tous les autres monthon.
Ayutthaya (มณฑล อยุธยา) : Monthon Ayutthaya a été créé en 1893 sous le nom de Monthon Krung Kao (มณฑล กรุง เก่า, Old Capital Monthon), comprenant les provinces d’ Ayutthaya, également appelée Krung Kao ou «ancienne capitale», Ang Thong, Lop Buri, Phrom Buri, Sara Buri.
Ratchaburi (มณฑล ราชบุรี) : Monthon Ratchaburi a été créé en 1895 et couvrait les provinces de Ratchaburi, Kanchanaburi, Samut Songkhram, Phetchaburi et Prachuap Khiri Khan.
Nakhon Chai Si (มณฑล นครไชยศรี) : Monthon Nakhon Chai Si a été créé en 1895, composé des provinces Nakhon Chai Si, Samut Sakhon et Suphan Buri. En 1932, le monthon fut incorporé à Monthon Ratchaburi.

Est

Prachinburi (มณฑล ป รา จิณ บุรี) : Monthon Prachinburi a été créé en 1893, couvrant les provinces Prachin Buri, Chachoengsao, Nakhon Nayok et Phanom Sarakham.
Burapha (มณฑล บูรพา) : Monthon Burapha a été fondé en 1896 et couvrait les provinces de Sisophon, Battambang, Phanomsok et Siammarat, toutes dans le Cambodge moderne. En 1907, la région a été cédée à l’Indochine française.
Chanthaburi (มณฑล จันทบุรี) : Monthon Chanthaburi a été créé en 1906, couvrant les provinces de Chanthaburi, Rayong et Trat. Le monthon a été créé juste avant la cession de la zone de Monthon Burapha, et les Français ont rendu la province de Trat à l’autorité thaïlandaise. En 1932, le monthon fut incorporé à Monthon Prachinburi.

Boriwen
Le plus grand monthon sur Phayap, Udon Thani et Isan avait un niveau administratif supplémentaire entre le monthon et l’administration provinciale. Trois à cinq boriwen (บริเวณ), chacun administré par un commissaire (khaluang boriwen, ข้าหลวง บริเวณ).

 

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Le durian https://la-thailande.com/le-durian191/ Tue, 16 Jun 2020 13:08:54 +0000 https://la-thailande.com/?p=191 Le durian ou durion (Durio zibethinus) appartient à la famille des Bombacaceae et des fruits comestibles.. Il se présente comme un gros ovoïde dépassant parfois quarante centimètres de longueur et pesant jusqu’à cinq kilogrammes. Sa carapace est formée de grosses épines. Son nom, durian, vient du malais duri, qui signifie épine. Le durian est un […]

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Le durian ou durion (Durio zibethinus) 1 appartient à la famille des Bombacaceae 2 et des fruits comestibles..

Durian
Durian

Il se présente comme un gros ovoïde dépassant parfois quarante centimètres de longueur et pesant jusqu’à cinq kilogrammes. Sa carapace est formée de grosses épines.
Son nom, durian, vient du malais duri, qui signifie épine.


Le durian est un arbre archaïque. Il peut atteindre trente mètres de hauteur pour un diamètre de un mètre vingt. L’arbre comporte un feuillage dense, vert foncé, brillant au-dessus, recouvert d’écailles velues au-dessous.

Feuilles du durian
Feuilles du durian

Les feuilles alternes, entières, sont de forme oblongue acuminée 3 et mesurent environ dix centimètres.

Fleur du durian
Fleur du durian

Les fleurs sont hermaphrodites. La forte odeurs qu’elles dégagent est âcre. Cette odeur favorise leur pollinisation par certaines espèces de chauve-souris 4. Elles sont groupées en cymes 5 de trois à trente fleurs qui poussent sur les grosses branches et le tronc. Elles comportent de trois à cinq pétales, le plus souvent un nombre impair, et un nombre non régulier d’étamines, soudées à la base. Les arbres fleurissent au plus deux fois dans l’année, la période dépend de l’espèce et du lieu. Un arbre est productif dès sa quatrième année.

Durian et Mangoustan
Durian et Mangoustan

Le fruit est très volumineux, avec une longueur de trente centimètres et un diamètre de quinze centimètres pour un poids allant jusqu’à huit kilogrammes. Il se lignifie à maturité. Sa couleur est vert-verdâtre, il est hérissé d’épines coniques. La teinte varie selon les espèces, et tire parfois sur le brun, le rouge ou le jaune. Il contient cinq valves. Chacune contient de une à cinq grosses graines brunes brillantes, couvertes d’un arille épais et crémeux, blanc ou jaune. Les fruits s’ouvrent seulement à complète maturité, après s’être écrases sur le sol. Ils ont alors une pénétrante et répugnante odeur d’ail et de scatol 6, mais I’arille crémeux est tellement délicieux que le durian est le plus populaire et le plus connu des fruits d’Extrême-Orient.

Le durian
Le durian

Le genre Durio compte trente espèces originaires du sud-est asiatique. Neuf produisent des fruits comestibles. Un arbre âgé de dix ans donne jusqu’à deux cents fruits par an 7
L’espèce Durio zibethinus 8 est la seule connu en Occident.

Les variétés principales en Thaïlande :
– le kop (D99 – กบ 9) ;
– le mon thong (D159 – หมอนทอง 10), la variété Mon Thong est celle qui conserve le mieux les qualités gustatives dans les préparations et en surgélation ;
– le kradum thong (D 2 – กระดุมทอง 11) ou ทุเรียนกระดุม (thoo rian kra doum) ;
– le chani (D123 – ชะนี 12), le chanee est apprécié pour les greffes en raison de sa robustesse et de sa résistance à Phytophthora palmivora 13 ;
– le bersera ou green durian ou encore tuan mek kiau (D145 – ทุเรียนเขียว 14) ;
– le kan yao (D158 – ก้านยาว 15)…
Chani, kradum thong, mon thong sont les variétés les plus vendues et les plus consommées en Thaïlande.
Les connaisseurs sont capables de déceler les nuances à la manière des dégustateurs de grands crus bordelais…

Durian une chair onctueuse et parfumée
Durian une chair onctueuse et parfumée

En 1856, le naturaliste anglais Alfred Russel Wallace décrit ainsi la saveur du durian :
« Les cinq quartiers du fruit sont d’un blanc soyeux au dedans, et sont constitués d’une texture à la pulpe ferme de couleur crème, contenant environ trois noyaux chacun. Une crème riche au goût prononcé d’amande donne le meilleur aperçu du durian, mais il y a parfois des apparitions occasionnelles d’une saveur qui rappelle une crème au fromage, une sauce à l’oignon, du xérès et d’autres plats incongrus. Ensuite il y a une onctuosité visqueuse et riche dans la pulpe que rien d’autre ne possède mais qui contribue à sa délicatesse. La chair n’est ni acide ni sucrée ou juteuse ; et pourtant le fruit ne revendique ni n’a besoin d’aucune de ces qualités, car il est parfait en lui-même et se suffit à lui-même tel quel. Il ne produit aucune nausée ou autre mauvais effet, et plus vous le mangez, moins vous serez enclin à vous arrêter. En fait, manger du durian est une nouvelle sensation qui vaut à elle-même un voyage vers l’Asie, tant l’Asie a produit un met d’une saveur aussi exquise et jusqu’ici inégalée. »

Un odeur particulière
Anthony Bourdain 16, bien que fanatique du durian, décrit sa rencontre avec le fruit de la façon suivante :

« son goût et sa saveur ne peuvent être décrits que par le qualificatif… d’indescriptible, quelque chose que soit vous adorerez, soit vous détesterez. Votre haleine ressemblera à celle que vous auriez si vous aviez embrassé intensément votre grand-mère morte depuis des lustres. »
L’écrivain-gastronome Richard Sterling est beaucoup plus sévère :
« … son odeur peut être décrite comme celle des excréments de porc 17, de térébenthine et d’oignons, le tout garni par une vieille chaussette. On peut le sentir loin à la ronde. »

Un odeur puissante
Seul le jaquier (Artocarpus heterophyllus) et le kuweni (Mangifera odorata) 18 possèdent une odeur encore plus forte.
L’odeur peut être détectée à des kilomètres par les animaux. À la saison de la maturité des fruits, l’odeur attire les éléphants qui arrivent de tous côtés et choisissent les meilleurs morceaux ; ensuite, viennent les tigres, les sangliers, les daims, les tapirs, les rhinocéros, les singes, les écureuils, et ainsi de suite jusqu’aux fourmis et aux scarabées
qui nettoient les derniers restes.
Les chasseurs l’utilisent pour cela, comme appât dans leurs pièges. Certains de ces amateurs mangent le fruit et pas les graines, d’autres avalent tout le fruit et les graines contenues dans leurs excréments contribuent à la dissémination du durian.

Le fruit tombant tout seul de l’arbre lorsqu’il est mûr, la récolte est dangereuse pour les travailleurs, la chute d’un durian peut causer des blessures très graves.
Quelle est, l’origine de cette énorme capsule armée, si avidement recherchée par les animaux sauvages, et cependant tellement rare qu’elle n’est connue, dans ce puissant ordre des Malvales, que chez une infime minorité d’arbres tropicaux ? C’est à la fois un succès biologique et une fantaisie de la nature. Pourquoi les durians existent-ils ? Il faut croire que c’est une forme héritée de la forêt du Crétacé qui à partir d’arbres de petite taille, à port de Cycas, probablement monocarpiques, à fleurs ou inflorescences terminales et volumineux follicules rouges épineux renfermant des graines noires à
arilles rouges, les forêts tropicales ont dû graduellement se modifier et aboutir aux arbres microspermes modernes.

Consommation

En Thaïlande, pour le choix du durian, le vendeur frappe le fruit pour écouter s’il est mûr. Un fruit mûr produit un son étouffé alors qu’un vert produit un son creux. Le durian est aussi secoué pour voir si les graines sont bien détachées à l’intérieur.
Les connaisseurs du durian recommandent de le consommer dans les six heures suivant sa récolte.
Le durian se mange en général frais. Sa forte odeur alliacée augmente avec le temps et devient carrément nauséabonde quand le fruit se gâte.

Durian
Durian

On utilise le durian pour préparer des glaces, des confiseries et des pâtisseries.
Du point de vue alimentaire, le durian est deux fois plus riche en glucides 19 que la plupart des fruits frais et exotiques mais deux fois moins riche en énergie et glucides que la plupart des fruits secs. Sa teneur en eau, est proche de celle de la banane. Le durian contient deux fois plus de fibres que les fruits frais et exotiques et trois moins que dans les fruits secs.
La teneur en protéines du durian est voisine de celle des fruits secs.
En ce qui concerne les lipides, le durian en est quatre fois plus riche que les fruits frais.
L’ apport en micronutriments, minéraux et vitamines, du durian est conséquent. Il contient un peu moins de minéraux en pourcentage que les fruits secs cependant on peut consommer le durian plus facilement en quantité que les fruits secs. Le durian contient du potassium en grande quantité, ce qu’il est important de savoir 20. Sa teneur en magnésium est très proche de celle de la banane.
Le durian est relativement riche en vitamines du groupe B (Vit. B1, B2, B3). Le durian n’est pas une source importante de vitamine C, il en contient bien moins que les agrumes ou le kiwi.

Curiosité

<multi>[fr]Sculpture de Durian[en]Durian Sculpture</multi>
Il est déconseillé de manger du durian et de consommer beaucoup d’alcool.
Il s’agit là de l’adaptation d’un légende urbaine vieille de plus de deux siècles.
Plusieurs publications alarmiste, surfant sur l’ignorance et la crédulité  des internautes, on circulé sur Internet. Elles dénoncent avec des arguments fantaisistes le prétendu effet mortel du mélange durian-alcool. Ces publications s’appuyaient prétendument sur une étude réalisée en 2009 par John Maninang et Hiroshi Gemma de l’Université de Tsukuba au Japon. Cette étude a seulement révélé que la teneur élevée en soufre du durian faussait le déroulement d’un épisode alcoolique. Dans leur expérience, ils ont constaté que l’extrait de durian inhibait jusqu’à 70 % l’activité de l’aldéhyde déshydrogénase (yALDH, une enzyme responsable de la dégradation de l’alcool dans notre corps.]
Les graines grillées du durian sont comestibles. Pilées, elles entre dans la composition de certains gâteaux.
L’écorce du fruit est utilisée comme combustible et sert à fumer les poissons.
Le bois est utilisé pour la confection de pylônes et comme bois de construction intérieure.
Selon la tradition thaïlandaise le durian est aphrodisiaque et a des propriétés apéritives, carminatives et sudorifiques.

Bâtiment en forme de durian à Singapour
Bâtiment en forme de durian à Singapour

Classification

Durian – Durio zibethinus
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Dilleniidae
Ordre Malvales
Famille Bombacaceae
Genre Durio
Nom binominal : Durio zibethinus / Murray, 1774

Noms communs

Cambodge : Thu-réén
Laos : Thourièn, Mahk tulieng
Vietnam: Sâù riêng
Philippines : Dulian
Indonesie : Duren, Ambetan, Kadu
Myanmar : Du-yin
Chine (mandarin) : Liulian

Recette

Riz gluant au durian du Lao Thaï
Le riz gluant au durian :
Ingrédients :
– 200 g de pulpe de durian ;
– 1 tasse de riz gluant ;
– 1 tasse de lait de coco épais ;
– 1 tasse de sucre ;
– 1 cuillère a café de sel ;
– 1 cuillère à soupe de sucre.

Préparation et cuisson
– préparez le riz gluant : rincer et égoutter deux fois le riz ;
– le laisser tremper dans l’eau de 3 à 5 heures ;
– faire bouillir de l’eau dans une marmite à vapeur à deux paniers, poser un tissu blanc léger dans le panier supérieur ;
– y mettre des feuilles de pandanus 21 pour parfumer :
– verser le riz gluant ;
– cuire 15 min ;
– ouvrir la marmite, retourner le riz ;
– cuire 10 min ;
– Diluer le sucre avec une demi-tasse de lait de coco une demi-cuillère à café de sel dans une casserole à feu moyen ;
– Ajoutez demi-tasse de pulpe de durian.

Nappage au lait de coco :
– À feu moyen, mélanger une demi-tasse de lait de coco avec une cuillère à soupe de sucre et une demi-cuillère à café de sel ;
– Filtrer dans une étamine ;
– Mettre le riz gluant dans un bol et décorer avec un morceau de durian ;
– Arroser d’un peu de lait de coco.

Bon appétit

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Le buffle d’eau https://la-thailande.com/le-buffle-deau/ https://la-thailande.com/le-buffle-deau/#respond Wed, 10 Jun 2020 14:00:17 +0000 https://la-thailande.com/?p=542 Malgré ses cornes imposantes, le buffle d’eau (Bubalus bubalis) est un animal paisible. Il est domestiqué depuis des millénaires. Son rôle a été très important dans la vie rurale d’avant la mécanisation : grâce à lui, le paysan pouvait labourer sa rizière même dans un terrain difficile. Il pouvait aussi tirer des chariots ou transporter […]

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Malgré ses cornes imposantes, le buffle d’eau (Bubalus bubalis) est un animal paisible.
Il est domestiqué depuis des millénaires. Son rôle a été très important dans la vie rurale d’avant la mécanisation : grâce à lui, le paysan pouvait labourer sa rizière même dans un terrain difficile. Il pouvait aussi tirer des chariots ou transporter des charges. Et, cerise sur le gâteau il donnait aussi du lait 1.
C’est à la fois le percheron et la vache !


Originaire d’Asie, le buffle d’eau (Bubalus bubalis) 2 a été domestiqué en Inde et en Chine il y a plus de 7000 ans. De nos jours, il est élevé sur tous les continents.

Buffles d'eau
Buffles d’eau

Ce puissant herbivore, qui peut peser jusqu’à neuf cents kilogrammes et mesurer plus de trois mètres, doit son nom au fait qu’il se plaît dans les milieux humides : marais et lits de rivières où il passe les heures chaudes. Le buffle d’eau est un excellent nageur.

Mozzarella et ricotta de bufflonne de Campanie
Mozzarella et ricotta de bufflonne de Campanie

Une petite population de buffles asiatiques sauvages subsiste dans les marais et forêts du sous-continent indien et de l’Asie du Sud-Est, notamment dans les forêt de l’ouest de la Thaïlande.

À l’état sauvage, le buffle d’eau, buffle des marais, ou buffle asiatique passe la plupart de ses journées dans les eaux des forêts tropicales et subtropicales d’Asie. Le buffle du Levant (Bubalus bubalis bubalis) est une sous-espèce d’Italie du Sud, d’Europe centrale, des Balkans, d’Anatolie, du Caucase et du Croissant fertile

. Il également connu sous l’appellation de vache bufflonne ou de buffle domestique. Le buffle du Levant est réputé pour la traction, les produits laitiers dont la célèbre mozzarella de Bufflonne de Campanie , la viande, le cuir (très réputé) et le fumier.
Le buffle d’eau a été domestiqué il y a sept mille ans, principalement en Inde, en Asie du Sud-Est et en Chine. Les buffles domestiqués descendent du buffle indien sauvage (Bubalus bubalis arnee), présent du sous-continent indien à l’Asie du Sud-Est et classé en danger dans la liste rouge de l’UICN.

Buffles d'eau sauvages
Buffles d’eau sauvages

Six sous-espèces sont reconnues parmi lesquelles deux sont domestiquées :
– Bubalus bubalis arnee ;
– Bubalus bubalis bubalis, domestiqué ;
– Bubalus bubalis fulvus ;
– Bubalus bubalis kerabau domestiqué ;
– Bubalus bubalis migona ;
– Bubalus bubalis theerapati.

Avec une taille de un mètre cinquante à deux mètres au garrot, c’est un mammifère impressionnant au pelage gris noir.
En ville, les Thaïlandais utilisent le mot khwai, qui signifie buffle, comme une insulte désignant un paysan stupide. À l’inverse, le paysan estime, lui, que le buffle est un ami, quand la vache est une nourriture…

Description

Le buffle d’Asie est un grand mammifère dont la taille varie entre deux mètres quarante et trois mètres de long et de un mètre et demi à un mètre quatre-vingt-dix de haut pour un poids maximal de neuf cents kilogrammes. Le visage est étroit et long, avec des oreilles plutôt petites. Le crâne est surmonté de deux grandes cornes plus grandes que celles de tous les autres bovidés. Les bases des cornes du buffle d’Asie sont très éloignées. Elles sont lourdes avec des nervures, de forme triangulaire en coupe transversale.

 

Le buffle d’eau a des poils clairsemés longs de couleur gris cendré et noir. La queue, relativement longue, est touffue à l’extrémité. L’une des caractéristiques du pelage est une marque en forme de « V » de couleur blanche à la base du cou. Les grands sabots évasés sont très avantageux pour marcher dans la boue des terrains marécageux.

Buffle d'eau
Buffle d’eau

Le buffle d’Asie est un mammifère ruminant se nourrissant principalement d’herbes, de plantes aquatiques, de feuilles, de cultures agricoles, ainsi que d’autres types de végétation qui poussent dans ou le long des cours d’eau. il consomme deux pour cent de son poids par jour en herbes, feuillages et pousses (dix kilogrammes pour un animal de cinq cents kilogrammes).

Reproduction

Le buffle d’Asie est polygame. Pendant la saison humide, les mâles adultes recherchent les groupes de femelles et s’accouplent, puis repartent après l’accouplement.

Bufflon
Bufflon

Le cycle d’œstrus est d’environ vingt-et-un jours. La période de gestation dure entre trois cents et trois cent quarante jours. Les femelles donnent généralement naissance à un seul petit, les jumeaux étant rares. Le nouveau-né pèse de trente-cinq à quarante kilogrammes à la naissance. Il est recouvert d’un pelage variant de rouge à brun jaune. Les femelles atteignent la maturité sexuelle à environ un an et demi et restent dans le groupe maternel toute leur vie. Les mâles atteignent leur maturité à l’âge de trois ans, après quoi ils quittent le groupe maternel pour rejoindre des groupes de célibataires. Le buffle d’eau a une espérance de vie de vingt-cinq ans à l’état sauvage et de trente ans en captivité.
C’est un animal grégaire qui vit en troupeaux de dix à vingt individus dans son milieu naturel, bien que des groupes de plus de cent individus aient déjà été observés. Il est à la fois diurne et nocturne. Comparé aux autres bovidés, le buffle commun est très sensible à la chaleur. Se vautrer dans la boue contribue à refroidir l’animal. en effet l’eau dans la boue s’évapore moins vite que de l’eau seule, prolongeant ainsi la période de refroidissement. La boue le protéger également des piqûres d’insectes.

 Buffle surpris par un tigre

Dans la nature , les tigres sont les seuls prédateurs pouvant s’attaquer à cet énorme animal, même si le buffle d’eau est une proie difficile pour ce grand félin. Lorsqu’il est confronté à un tigre, les buffles d’eau se rassemblent en troupeau compact pour faire face à la menace. Cette méthode permet de chasser le prédateur qui préfère éviter un combat perdu d’avance. Les tigres traquent avec succès les animaux isolés ou malades ainsi que les juvéniles.

Quel avenir ?

Alors qu’il était utilisé traditionnellement comme animal de bât dans les rizières, le buffle d’eau est en voie de disparition, suite à la mécanisation des engin agricoles
et à l’exode des jeunes ruraux, de moins en moins nombreux pour s’occuper du bétail, à l’abandon partiel de la riziculture au profit du manioc, de la canne à sucre et du caoutchouc, des cultures qui ne nécessitent pas un labourage régulier du sol…
Malgré les efforts réalisés par certaines associations, pour préserver ces animaux, c’est un symbole de l’identité paysanne du Sud-Est asiatique qui disparaît peu-à-peu. Il a déjà pratiquement disparu des zones irriguées des plaines centrales de Thaïlande.

Labourage
Labourage

À fur et à mesure de son industrialisation, la Thaïlande a relégué à l’arrière plan l’un des symboles de son image : le buffle d’eau. Au début des années 1970, on en comptait un peu moins de sept millions de têtes. Au cours des années 90, le cheptel a connu une baisse de près de quinze pour cent, et il n’en restait, en 2 000, que moins de deux millions.
Le « tracteur paisible et amical des rizières verdoyantes de l’Asie du Sud-Est« , est victime de la progression des motoculteurs et des tracteurs mécaniques bon marché.
Le gouvernement thaïlandais a bien fait un effort pour lutter contre le déclin du buffle. Plusieurs projets d’élevage sous la conduite d’associations caritatives du Roi se sont succédés depuis 1997. Las, la population de buffles ne cesse de décroître au rythme de trois pour cent par an, et passera sous la barre d’un million dans les années 2020. Sans mesures efficaces, le buffle d’eau risque de devenir extrêmement rare en Thaïlande d’ici dix à vingt ans.
Quatre-vingt-dix pour cent des communautés agricoles possédant encore des buffles se trouvent dans le nord-est, dans les provinces irriguées par la pluie et sur les rives des cours d’eau. Malheureusement le buffle commence à se fait rare même dans ces régions.
Il faut remonter loin dans la mémoire pour se rappeler avoir vu, en Thaïlande, ces images magnifique d’enfants chevauchant un buffle nonchalant ou le conduisant à la rivière. La wot 3, un petit instrument compact, peu coûteux et joliment formé, devenu l’un des instruments de musique favori en Thaïlande, était à l’origine des jouets pour les enfants s’occupant des buffles.

Buffle et enfants
Buffle et enfants

Les buffles sont aussi abattus pour leur viande, moins chère que celle du bœuf. Désormais, quatre-vingt-dix pour cent des boulettes de viande vendues en brochettes ou en soupes sont préparées avec de la viande de buffle. Les Vietnamiens en sont très friands et les Thaïlandais en exportent au Vietnam, de façon plus ou moins légale.

Trau gac bep, plat vietnamien de viande de buffle
Trau gac bep, plat vietnamien de viande de buffle

Pour ralentir la raréfaction de l’animal dans les campagnes, les autorités font sa promotion dans le domaine du tourisme. La course annuelle de buffles de la province de Chonburi, une tradition qui remonteraient à un siècle, est mise en avant et promue par la TAT. De même que l’éléphant doit aujourd’hui attirer les touristes, le majestueux buffle, qui était jadis au cœur de l’agriculture, devra ainsi, peu à peu, devenir une simple attraction…

Course de buffles annuelle de Chonburi
Course de buffles annuelle de Chonburi

Thaïlande s’écarte de ses racines rurales et ses anciennes traditions sont reléguées à des images d’Épinal.

Le signe du zodiaque chinois

Le Buffle est un signe astrologique chinois.
Les années du buffle sont : 1925, 1937, 1949, 1961, 1973, 1985, 1997, 2009, 2021.

Signe astrologique chinois
Signe astrologique chinois

Le Buffle occupe la deuxième position dans le zodiaque chinois. Les douze animaux du zodiaque sont, dans l’ordre : le rat, le buffle, le tigre, le lapin (le chat au Vietnam), le dragon, le serpent, le cheval, la chèvre, le singe, le coq, le chien et le cochon. L’année du buffle revient donc tous les douze ans.

Classification

Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Ordre Artiodactyla
Famille Bovidae
Sous-famille Bovinae
Genre Bubalus
Espèce Bubalus bubalis

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